Accès VIP :

 


Devenir VIP | Mot de passe oublié
L'actualité people en newsletter :
 


Les news en live sur votre mobile :
 


Chris Cornell, un show énorme à La Cigale... mais pas sans soucis !

News publiée Le Mercredi 25 Février 2009 à 21:25
1 commentaires
2 photos
0 vidéos

Photos et vidéos
Chris Cornell
Chris Cornell

4 clics

Il y a des soirs où on a une insoutenable envie de botter les fesses d'un ou deux roadies... Le concert de Chris Cornell à La Cigale parisienne, hier, en fait inévitablement partie. Manque de bol, pour ces auteurs d'un véritable sabotage, le public du jour était exigeant, et pour cause : une date unique, un peu moins d'un an après le concert annulé par le même Chris Cornell au même endroit.

Il fallait diablement l'aimer et l'attendre, le ténébreux quadra, ex-frontman du mythique Soundgarden et brillant artisan d'Audioslave, pour se coltiner une première partie d'une mollesse crasse... L'attente augmentant le désir (surtout lorsque l'attente est pénible), on survit. Le malus de 45 minutes pour changer les agencements et faire des réglages qui devraient être dans la boîte depuis l'après-midi, là, ça commence à être pénible. Mais bon, Chris n'y est pour rien...

21h15, enfin le son des enceintes ébranle toute la structure de La Cigale. Un peu trop, d'ailleurs. Pendant encore 45 minutes, le boulot (?!) des roadies nous inflige un calvaire : des basses qui nous broient les tympans et écrasent tous les autres sons, une balance absolument... merdique qui laisse guitare lead et guitare rythmique se bouffer le nez, et, comble du drame, l'attraction de la soirée (la voix de Chris) couverte par ce galimatias, cette bouillie technique impardonnable. Voilà : si les techniciens n'ont pas pris la peine de gérer la balance, nous, on ne se gênera pas pour les balancer.

Passons maintenant à la performance : là, ça va aller beaucoup mieux. L'entrée de rockstar fatiguée de Chris met la salle à feu et à sang (au figuré, évidemment) : mince, les gars, ce type a... 44 ans, c'est à peine croyable ! Tignasse bouclée désormais usuelle, veste fashion (qui ne tiendra sur ses épaules que le temps d'un morceau), lunettes bandeau jaunes (deux morceaux...), l'aura de l'ex-idole grunge est intacte. A ses pieds, dans la fosse, les trentenaires bien tapés comme la génération suivante prennent leur overdose de charisme.

Ce 24 février, c'était opération spéciale "deux concerts pour le prix d'un" : pendant 50 minutes, Chris et ses musiciens présentent le nouvel album solo de l'artiste, Scream (un nom logique pour un chantre du vocal belting), à paraître le 10 mars, et dont nous vous avons fait découvrir le clip du premier single, Part of me. En live, comme en clip, un titre surprenant. C'est avec lui que les hostilités sont engagées, et on voit bien, à l'attitude du public, qu'il s'agit d'un round d'observation : la patte de Timbaland a effectivement agi, entraînant le rock de Chris sur une pente R'n'B et expérimentale assez étonnante (le problème de la balance nous emmène presque vers une version dancefloor... Argh !). Utilisant le même concept que celui de l'album, Chris Cornell, majestueux de nonchalance (un vrai don de rockstar), enchaîne tous les titres les uns aux autres, dans une grande pièce musicale dont on retiendra la sophistication (touche électro, musiques additionnelles touffues, mélodies prenant l'ascendant sur les riffs). Une véritable évolution artistique, comme annoncé, qui s'éloigne assez nettement de Euphoria Morning et Carry On.

La deuxième partie soulignera ce virage, revenant sur des routes qui ne sont définitivement plus grunge, mais résolument rock : un emballage final d'une bonne heure avec le tonitruant Outshined et son complice Rusty Cage (de l'album Badmotorfinger de Soundgarden), le Hunger Strike signé d'un autre groupe du héros du soir, Temple of the Dog, ou encore le hit You Know my name (Carry On) déclenchent la folie du public, qui n'est plus celui de Soundgarden et Audioslave - mais un petit peu quand même. Au bout du compte, la salle, perplexe au début, remue comme une marée humaine qui réclame ses rappels et boude la fin définitive du show.

Pour l'essentiel, on retiendra que la fougue vocale, le timbre incroyable et les éclats jubilatoires de Chris Cornell, qui consolent tous ceux qui sont nés trop tard pour entendre Aerosmith et Steven Tyler en concert, sont un plaisir dont on aurait grand tort de se priver en jouant les puristes et en dénigrant la timbalandisation d'un album qu'il fallait, déjà, avoir le courage de présenter de la sorte.

Guillaume Joffroy

Forum :
Musique


Faire un lien vers cet article
Sur le site Pure People, magazine en ligne spécialiste de l'actu people, retrouvez tous les jours des scoops, des interviews, et des infos en photos et en vidéos sur vos célébrités préférées, des articles et des news exclusives sur l'actualité des stars Françaises et internationales, et les dernières actus sur les vedettes les plus populaires de la télévision, du cinéma, de la musique et du sport.
VOS COMMENTAIRES

Laissez ici vos commentaires sur "Chris Cornell, un show énorme à La Cigale... mais pas sans soucis !"
Vous devez être membre pour poster un commentaire.

Identifiez-vous ou inscrivez-vous

Cliquez sur un smiley pour l'insérer.



Bravo Guillaume, tout est dit et avec justesse !
J'aime Chris depuis Soundgarden, je l'ai vu plusieurs fois avec Audioslave et en solo.
Le souvenir du Showcase m'a permis de ne pas sortir frustrée.hier... sinon le talent est intacte et la voix, hélas massacrée par la technique, était bien là, je pense à l'accoustique qu'il nous a servi divin comme à son habitude... perso je reste fan

Répondre   |   Citer   |   Signaler un abus