Cinq mois de prison avec sursis assortis de 30 000 euros d'amende, c'est la sanction qu'a infligée aujourd'hui à Christian Bîmes le tribunal correctionnel de Paris, le reconnaissant coupable de "prise illégale d'intérêt". Les réquisitions du Parquet ont donc été en grande partie entendues, qui réclamait cinq mois de prison avec sursis et 45 000 euros d'amende.
L'ancien président de la Fédération Française de Tennis, fonction qu'il a assumée durant 16 années de 1993 à 2009 (Jean Gachassin lui a succédé), a en revanche été relaxé concernant le chef d'accusation "d'abus de confiance", conformément, là encore, aux demandes du Parquet.
Christian Bîmes comparaissait devant la justice pour avoir, d'une part, cumulé des emplois salariés à la FFT et chez TF1 (maison mère d'Eurosport, qui retransmet les compétitions de tennis...), et, d'autre part, laissé son épouse travailler comme hôtesse pour la FFT après leur mariage. Celle-ci a également été condamnée ; son amende s'élève à 10 000 euros.
Le feuilleton s'arrête là, Christian Bîmes ayant décidé de ne pas faire appel de ce verdict : "heureux d'avoir été blanchi sur le plan financier" et jugeant "la prise illégale d'intérêt loin d'être évidente", il ne fera pas durer un "dossier qui a suffisamment perturbé sa famille".
Dont acte !
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