Le 30 août dernier, la villa de Christian Clavier, située à Porto-Vecchio, était symboliquement occupée par une groupe d'autonomistes corses du groupe Rinnovu. L'affaire avait immédiatement attiré l'attention de Nicolas Sarkozy, un des amis très proches du Bronzé Christian, et le coordinateur des forces de sécurirté de l'île, Dominique Rossi, avait sauté illico.
Alors que, habituellement, les enquêtes corses n'aboutissent pas ou tardivement, et de manière très partielle, celle-ci a vu les autorités judiciaires mettre le turbo: dix militants indépendantistes corses, parmi lesquels Jean-Guy Talamoni, sont cités à comparaître, le 21 novembre prochain, devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio pour "violation de domicile par menaces, contraintes et violences". Ils encourent un an de prison et 15 000 euros d'amende.
Un zèle remarquable, mais qui nest pas sans conséquences. Depuis l'occupation, la villa de Christian Clavier s'est transformée en bunker. Il est en effet plutôt rare qu'un continental propriétaire d'une bien en Corse cherche la protection des autorités plutôt que celle des indépendantistes, au risque de voir sa maison détruite par une explosion. D'ailleurs, les menaces ne se sont pas fait attendre... Du coup, le comédien a porté plainte, ce qui n'a pas vraiment détendu la situation.
Il paraîtrait que Christian Clavier aurait l'intention de se séparer de sa maison. Cela pourrait expliquer son attitude combative. Les Corses, eux, s'étonnent que l'acteur, un des héros du film L'Enquête Corse, témoigne si peu d'humour dans cette affaire d'occupation.
Le coordinateur de la sécurité ne sera peut-être pas le seul à avoir sauté...
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