Christian Lacroix a peut-être fait sensation au 19e Bal des débutantes samedi soir à Paris, mais sa maison de couture, elle, est toujours dans la tourmente.
Les deux repreneurs potentiels n'ont en effet toujours pas déposé de chèque auprès du tribunal de commerce, alors qu'une décision doit être rendue demain.
Placée en redressement judiciaire depuis juin dernier, la maison Christian Lacroix avait pourtant sucité l'intérêt d'un cheikh des Emirats Arabes Unis, Hassan ben Ali, et du cabinet Bernard Krief Consulting, qui avaient jusqu'à jeudi dernier pour fournir les justificatifs nécessaires à la reprise.
Si aucun des deux ne se manifeste rapidement, les salariés vont devoir accuser le coup puisque plus de la quasi-totalité d'entre eux pourrait perdre leur emploi dans les semaines à venir. Car demain, le tribunal de commerce de Paris pourrait trancher en faveur du plan de redressement (la plupart des emplois seraient supprimés ainsi que les départements couture et prêt-à-porter) ou en faveur de la liquidation judiciaire (où tous les emplois seraient supprimés et où la marque pourrait être vendue aux enchères pour payer les créanciers), ce qui reste, selon l'administrateur judiciaire, peu probable.
Christian Lacroix, grand absent des podiums depuis la saison dernière, était associé au projet du cheikh qui prévoyait un budget global de 100 millions d'euros.
Affaire à suivre...
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