Troisième édition du show en access prime time (tranche 19-20 heures) de Christophe Hondelatte, Vendredi si ça me dit — quelle erreur que ce "si" : il ne fallait pas laisser le choix de ne pas regarder… —, troisième avertissement : après deux premiers numéros à l'audience médiocre, qui n'ont réussi à attirer et retenir que 1,1 million de téléspectateurs pour une part de marché qui dépasse péniblement la barre des 7%, la troisième tentative de son "divertissement" s'est cette fois-ci pris un vrai gadin. Moins 300 000 spectateurs, le grand déstockage des produits à Médiamat continue sur le service public, et Hondelatte risque de prendre encore une dérouillée collégiale — par pitié, achevez-le, ne le laissez pas souffrir !
Avec 800 000 fidèles seulement (dont un tiers de lobotomisés, un tiers de solitaires qui aiment avoir un fond sonore quel qu'il soit, et un tiers de passionnés d'Hondelatte), Vendredi ça ne vous dit pas et on ne vous en veut pas culmine à 5,9% de part de marché, quand l'objectif requis par la chaîne pour ne pas exploser en plein vol est la barre des 15%…
Invité de Charlotte le Grix de la Salle dans le magazine +Clair d'aujourd'hui, Julien Courbet a commenté les débuts de son propre programme sur la deux, le magazine conso Service Maximum, lui qui occupe l'access du lundi au jeudi mais a été privé de vendredi au bénéfice de l'émission de Christophe Hondelatte. Son objectif ? "15 % de part de marché avant fin novembre". "Vous savez, trois access ont été lancés, fait-il remarquer : le mien, celui de Christophe Hondelatte, et celui de Frédéric Lopez [Panique dans l'oreillette, NDLR]. Celui qui est le plus proche des 15%, c'est moi."
Et quand son interlocutrice l'interroge sur une éviction de plus en plus probable de son confrère, et d'une extension de son Service Maximum à la case du vendredi, Julien Courbet se dit fin prêt — un appel du pied en bonne et due forme — : "Qui vous a dit ça ? Moi, on ne m'a rien dit du tout, on m'a dit de continuer à booster l'émission, comme nous le faisons de manière homéopathique, chaque jour ; elle s'est stabilisée. De toute façon, si on me le propose, évidemment que je vais l'accepter. Si c'est pas moi qui le fais, c'est quelqu'un d'autre qui le fera. Et c'est plus logique, de toute façon, que ce soit moi qui le fasse du lundi au vendredi que de remettre une autre émission, parce que c'est forcément déstabilisant."
Taxé par la journaliste de Canal+ d'être à la tête d'un "business Courbet", il clarifie, avec son talent naturel de rhéteur, et précise ses nouvelles positions avec son arrivée sur le service public : "Je suis un entrepreneur. J'écoute la deux, mais elle m'écoute aussi. Il faut mettre du fond, mais il ne faut pas le mettre en plateau. Je suis persuadé que le plateau doit être divertissant. Et je suis venu pour ça ; si on me demande de refaire ce que je faisais avant, il ne fallait pas que je parte."
Avant de ponctuer malicieusement : "La consommation, c'est mon univers. Je le décline en radio, en presse, en télé… Peut-être que j'en ferai un disque, une comédie musicale".
Chiche !
Guillaume Joffroy
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