A 63 ans, le sloweur des années 1960-1970, Christophe, ramène sur le devant de la scène sa vista sans pareil de dandy artiste, avec un nouvel album qui paraîtra lundi. Et un come-back ne serait pas parfait sans scène : cela tombe bien, Christophe se produira en plein air pour le 14 juillet, à l'occasion d'un concert exceptionnel au pied de la Tour Eiffel.
A ceux qui en sont restés aux plaintes d'Aline et à la litanie des Mots Bleus, Aimer ce que nous sommes risque de mettre une bonne claque. Une trempe de la trempe des objets esthétiques atmosphériques, qui laisse le cerveau shooté à l'hélium, mais sans risque d'embolie cérébrale.
Six ans après sa tournée triomphale qui a donné lieu à une captation à l'Olympia, sept ans après son dernier album sudio, Christophe livre un ouvrage ciselé, avec autants de reflets que compte de facettes sa personnalité, et auquel participent Isabelle Adjani, Daniel Filipacchi ou encore Florian Zeller.
"Oeuvre d'art aristocratique et disque populaire, laboratoire de savant fou et conservatoire de la mélodie qui serre le coeur", s'émeut Le Figaro. "Style profus et planant, du pur Christophe, sec et moite, sublime et chiqué, briqué bricolo, parfait à l'imparfait", pour Libération.
Pas moins de quatre années de gestation ont été nécessaires à la réalisation de ce projet, que l'intéressé justifie, dans un entretien accordé au Figaro, par un souci de pure intégrité intellectuelle, et de pure visée artistique : "J'ai fait cet album de manière à ce que, chaque fois que l'on pose une pierre, ce soit la bonne pierre. Il fallait que ce soit intemporel, que rien ne vieillisse pour qu'au bout de quatre ans ça me plaise toujours".
Inutile d'attendre autant pour découvrir l'objet du délit.
Guillaume Joffroy
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