Clara Rojas, ex-alliée et co-otage d'Ingrid Betancourt, aura été la plus rapide des deux. Alors que la grande lessive continue autour de celle dont elle fut le bras droit au sein du parti Oxigeno Verde (après les déclarations peu amènes de ses compagnons de détention américains et celles du diplomate Noël Saez, Ingrid Betancourt se trouve en plein... divorce !), Clara Rojas est déjà prête pour la "médiatisation" de son expérience.
Enlevée par les Farc en même temps qu'Ingrid Betancourt, le 23 février 2002, Clara Rojas avait refusé une offre de libération pour retser auprès de son amie d'alors. Ce n'est qu'en janvier 2008 qu'elle avait finalement été relâchée. Fait marquant de sa séquestration, la Colombienne avait eu un fils d'un des guérilleros, Emmanuel, dont elle avait été séparée huit mois après sa naissance - l'enfant avait été confié à l'Assistance Publique en 2005, et ce n'est qu'à sa libération que Clara Rojas l'a retrouvé.
A l'occasion d'une visite de cinq jours à Rome, Clara Rojas, qui a déjà achevé l'écriture du récit de son expérience (un ouvrage à paraître en avril chez Plon, traduit dans plusieurs langues), a indiqué que son expérience allait faire l'objet d'un film : "J'ai eu plusieurs propositions, deux en Europe, une aux Etats-Unis et une en Amérique latine, a-t-elle indiqué. Nous verrons si nous parvenons à un accord et si j'écris le scénario. J'ai passé six mois à réfléchir à ce qui s'est passé. Je devais digérer une expérience aussi difficile. Aujourd'hui je désire la partager."
Quelques semaines après son grand déballage sur Ingrid Betancourt - les deux femmes se sont brillamment évitées lors du dernier Forum Global pour les femmes, à l'automne dernier -, à quoi peut-on s'attendre de sa part concernant celle-ci ? "Bien sûr, Ingrid fait partie de cette expérience. Je parle de tous avec les vertus et les défauts qu'ont tous les êtres humains", répond l'intéressée.
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