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Claudie Haigneré : quelques mois après sa tragédie personnelle, la spationaute revit...

News publiée Le Vendredi 29 Mai 2009 à 14:31
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Depuis le mois de mars, elle est investie d'une nouvelle mission qui la stimule : Claudie Haigneré, spationaute érudite et véritable icône féminine, est de nouveau sur orbite... sur la terre ferme. A 52 ans, bombardée présidente de la Cité des Sciences de La Villette par Valérie Pécresse et Christine Albanel, il lui incombe de coordonner le projet réunissant la Cité des Sciences et de l'Industrie et le Palais de la découverte, deux organes vitaux du panorama scientifique. Un regroupement qui vise à créer un grand opérateur de référence pour la diffusion de la culture scientifique et technique vers le grand public.

En décembre dernier, à la veille de Noël, elle avait inquiété : on avait cru à une tentative de suicide, ce qu'a énergiquement démenti son mari Jean-Pierre, lorsque la docteur ès sciences option neurosciences avait fait une surdose médicamenteuse, direction le coma et les urgences.

Ces dernières années, l'ex-ingénieur de bord numéro un de la Station Spatiale Internationale (mission Andromède), première spationaute française à voler sur l'ISS, a été... lost in space. "Syndrome de burn out", selon son propre diagnostic, répercuté par Libération, qui lui consacre aujourd'hui un portrait édifiant. "On ne ferme plus l'oeil, on est vidé intérieurement, les émotions s'émoussent et disparaissent, on se sent inutile, nul, insignifiant (...) 'Burn out'. Syndrome de stress aigu dû à un travail (conseillère à l'Agence spatiale européenne) qui ne l'épuisait certes pas mais qui ne lui offrait pas tous les défis dont elle rêvait."

Cette mission sonne comme une délivrance pour l'ancienne ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies et ministre déléguée aux Affaires européennes des deuxième et troisième gouvernements de Jean-Pierre Raffarin : "J'ai besoin de faire des choses qui me mobilisent complètement, je suis une femme d'engagement", résume-t-elle. D'autant que son dernier rôle en date lui a laissé un goût amer : arrivée "frémissante de bonne volonté" au gouvernement sur l'invitation pressante de Raffarin, elle "se ramasse un des budgets les plus minables que la Recherche ait jamais subi" et "la communauté scientifique lui tombe dessus", écrit le portraitiste de Libé. "J'en ai retenu deux leçons, analyse Claudie Haigneré. Un : avoir des exigences dès le départ. Deux : savoir se trouver des alliés à Bercy." Et Raffarin, a posteriori, de regretter : "Je l'ai exposée à une situation difficile, alors que c'est une femme de projet. Je l'ai beaucoup regretté, cela reste une cicatrice pour moi".

Quatre ans après ses larmes lors du discours de destitution de Michel Barnier, ministre des Affaires Etrangères de l'époque, simultané à sa propre éviction du gouvernement, une des plus brillantes étoiles de la science française file vers un nouvel objectif. Après le trou noir, un nouvel horizon. Comme ressus-Citée.

G.J.



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apparemment tout le monde s'en tape de votre icone féminine et moi itou

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