Hier soir avait lieu la désormais traditionnelle rentrée des théâtres privés, toujours aux Folies Bergère, dont le directeur Georges Terrey est également le président du Syndicat national des directeurs et tourneurs du théâtre privé (SNDTP), composé d'une cinquantaine de salles parisiennes.
Comme il est de coutume, l'annonce de la programmation de la saison théâtrale 2009 - que nous vous avons déjà fait découvrir en détails - a été précédée par un état des lieux de l'exercice 2008. Un bilan honorable, mais un avenir peu serein : sur fond de polémique liée à la réouverture du Palace, Georges Terrey soulignant que la salle dont Valérie Lemercier essuie les plâtres n'a pas de licence d'exploitant de salle et pointant du doigt un vrai problème de sécurité, la fréquentation stable des théâtres cette année a été un motif de satisfaction.
"La crise est probablement devant nous", s'est inquiété le président du SNDTP, craignant particulièrement "une compression du nombre de spectacles vus par spectateur". Et quand on constate en outre que certaines salles surfent sur le succès de pièces éprouvées et portées par des têtes d'affiche (Faisons un rêve avec Pierre Arditi et Clotilde Courau, Le Comique dont Pierre Palmade nous a récemment parlé en exclusivité, Le Diable rouge avec Claude Rich, etc.), maintenues au premier semestre 2009, on ne peut que partager sa crainte.
"Si la crise se développe, il est probable que les gens sortiront moins et se montreront plus pointilleux dans leurs choix, plus frileux", a-t-il ajouté. Comme d'habitude, c'est la "petite" création et l'originalité qui vont en pâtir, face à des productions aux castings plus imposants.
Trêve de morosité, les stars ont été nombreuses à assister à la cérémonie. Certes, deux des vedettes de cette saison 2009 étaient absentes : Hafsia Herzi, César du meilleur espoir féminin pour La Graine et le Mulet, fera ses débuts sur les planches au côté de Francis Huster, qui vient de la diriger pour le poignant retour de Bébel dans Un homme et son chien. Ce sera au théâtre Antoine, à partir du 30 janvier, dans César, Fanny, Marius. Virginie Efira manquait également à l'appel : la présentatrice télé belge sera à l'affiche de Nathalie au théâtre Marigny, dont le nouveau directeur, Pierre Lescure, était bel et bien présent.
Pour Joséphine de Meaux, le moment fatidique approche : la comédienne, réjouissante dans le récent Vilaine, avait évoqué pour nous sa collaboration avec Arié Elmaleh, lors de notre rencontre exclusive. Autour de Beata Nilska qui met en scène cette pièce intitulée Le Bug, Joséphine, Arié, mais aussi leurs partenaires Edith Vernes et Eric Savin, semblaient prêts pour attaquer le 20 janvier.
Pierre Arditi et Clotilde Courau, sous l'oeil de Robert Hossein, affichaient également une bonne humeur indéniable : normal, au vu du succès de leur Faisons un rêve à l'Edouard-VII. Ailleurs, on a aperçu Arthur Jugnot aux côtés de Valérie Mairesse et Jean Benguigui, auxquels il donne la réplique dans Chat en poche.
Fidèle à lui-même, Steevy Boulay arborait un sourire XXL, entouré de ses partenaires de Ma femme est folle (depuis le 10 janvier au Théâtre des Nouveautés) : Indra - sans son porte-jarretelle -, Georges Beller, Sonia Dubois, Juliette Meyniac, Jean-Philippe Beche...
En somme, il ne leur manquait qu'un public !
G.J.
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