Depuis le mois de mai et son extraordinaire prestation dans l'émission anglaise Britain's got talent, Susan Boyle est devenue une star. Son album, I Dreamed a dream, s'est vendu comme des petits pains, même les États-Unis et le Japon ont succombé à sa grande voix.
Mais avec la célébrité et le succès, viennent la peur de décevoir et la pression des médias. Pour se protéger, Susan - qui a déjà craqué à plusieurs reprises - refuse de se laisser interviewer. Tout juste accepte-t-elle de glisser quelques mots ici ou là, comme elle l'a fait sur le plateau du Grand journal, par exemple.
Depuis des semaines, le magazine Paris Match préparait pourtant un gros coup. Ils avaient réussi à convaincre son entourage d'organiser une rencontre à Paris dans la Cathédrale Américaine. C'est l'abbé Alain de la Morandais qui devait conduire cet entretien basé sous le signe de la spiritualité. La chanteuse écossaise est en effet très croyante.
L'abbé a été aumônier du monde politique et aussi le fondateur de Radio Notre-Dame. C'était aussi l'ami de Michel Serrault à qui il a donné les derniers sacrements lors de ses obsèques en 2007. On le croise sur de nombreux plateaux de télévision comme invité (c'est un bon client en interview) et comme animateur avec Les enfants d'Abraham sur Direct 8. Il se réjouissait de sa rencontre avec Susan Boyle : "Une voix superbe et un physique rappelant la Mère Denis", dit-il.
Malheureusement, tout ne s'est pas passé comme prévu. C'est ce que raconte l'abbé cathodique dans le numéro de Paris Match à paraître demain dans la rubrique Le jour où..., intitulé pour le coup : Le jour où... j'ai failli interviewer Susan Boyle.
L'Abbé de la Morandais raconte : "On m'explique que Susan, qui a souffert d'un léger retard mental dans sa petite enfance, a parfois des réactions, disons... inattendues." Le jour du rendez-vous, tout est prêt dans la cathédrale, mais Susan n'est pas là. L'abbé reçoit alors un coup de film de l'entourage de Boyle les invitant à les rejoindre dans son hôtel : "Au bar, nous tombons sur Andrew, son manager, consterné. Il se confond en excuses, nous explique que la star, qui était pourtant d'accord sur le principe de cet entretien, s'est brusquement persuadée que les médias voulaient l'utiliser, exploiter sa foi... exploiter l'Eglise elle-même !"
Susan fait un blocage, se met à sucer son pouce... et ni l'abbé ni personne ne pourra lui faire changer d'avis. Il n'a plus qu'à rentrer chez lui : "Je vais enfin avoir le temps d'écouter son album. Je le mets dans mon iPod... en priant pour elle."
Ce n'est pas la première fois que Susan Boyle décommande à la dernière minute. Le 16 décembre, elle annulait sa venue sur le plateau de La France a un incroyable talent. Cause invoquée ? La fatigue... et le stress.
A.D.
Faire un lien vers cet article


Cliquez sur un smiley pour l'insérer.