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Dans la famille Higelin, on demande... la fille, Izïa ! Elle se dévoile dans une superbe interview avec son père !

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Précoce. A seulement 16 ans, quelques mois après avoir plaqué l'école, Izïa Higelin se signalait... en première partie d'Iggy & les Stooges. Ben oui, rien que cela. "Je ne supporte pas cette tendance 'réaliste' de la chanson d'aujourd'hui, avec son admiration du quotidien. C'est quand même grave, cette passion pour le banal ! Moi, je ne suis pas d'accord", postule-t-elle avec férocité dans Télérama.

Celle que vous devez commencer à connaître sous son nom de scène d'Izia (elle a fait encore plus court que son illustre frère, Arthur H, qui avait conservé l'initiale patronymique) a désormais 18 ans, continue plus que jamais de rugir son rock brut, brutal, old school, jouissif, au coeur d'une année 2009 qui marque sa naissance officielle au monde de la musique hexagonale, avec une apparition remarquée au printemps de Bourges fin avril quelques jours après avoir été l'invitée de Manu Katché sur Arte (dans One shot not), un show dantesque lors de la soirée du label AZ au VIP Room (dont vous pouvez découvrir un extrait grâce à la vidéo star-peuplée concoctée par Bomba's Productions que nous vous proposons), puis la parution d'un premier album éponyme le 8 juin dernier.

Autour du berceau, le papa Jacques Higelin, 68 ans et à l'oeuvre pour son dix-huitième album, écoute et savoure l'itinéraire artistique franc du collier de sa petite. Les deux se sont retrouvés dans les pages de Télérama, pour un "Chassé-croisé" des plus savoureux, confrontant leurs ressemblances et leurs différences. Morceaux choisis :

J.H. : "Je me rappelle très bien son premier concert, à Calvi, elle avait 15 ans. J'avais peur - c'est mon enfant, quand même... Mais dès qu'elle s'est mise à chanter, je me suis dit : Waouh ! Quelle artiste en devenir ! L'appréhension a foutu le camp. Elle dégage quelque chose d'incroyable (...) Je ne sais pas ce que j'ai à voir dans cette histoire-là, je ne revendique rien. je sais juste que, très vite, on a partagé beaucoup de musiques."

(...)

I.H. : "Toute petite, il m'a emmenée à ses concerts, ce qui fait que, pour moi, la scène a tout de suite signifié bouger dans tous les sens pendant trois heures, mettre la pâtée aux gens, sortir pour changer de chemise et revenir chanter !"

(...)

J.H. : "Mon père était très borné côté musique, il n'écoutait que Chevalier et Trenet, il me demandait même de les imiter. Je ne voulais pas cela avec Izia."

(...)

I.H. : "Je ne supporte pas cette tendance 'réaliste' de la chanson d'aujourd'hui, avec son admiration du quotidien. J'ai l'impression que les chanteurs ne vantent que les sorties chez Ikea, les plateaux-pizzas devant la télé ou la présentation aux beaux-parents... C'est quand même grave, cette passion pour le banal ! Moi, je ne suis pas d'accord. Bowie qui chante Life on Mars, l'histoire d'un mec qui rêve de partir en capsule dans l'espace, ça a quand même plus de souffle."

J.H. : "A son âge, j'étais pareil : fasciné par la démesure de certains artistes et dubitatif devant l'étroitesse des autres."

I.H. : "On a tous les deux cette même révolte contre l'apathie et le laisser-aller. D'ailleurs, ce qui me passionne avant tout, c'est la scène : je trouve fascinant de voir une foule qui transpire, qui se lâche."

(...)

J.H. : "Elle a toujours eu ce côté extrêmement déterminé. Izia sait ce qu'elle veut, et ce qu'elle ne veut pas. Moi, je suis davantage 'wait and see'. Je dis : 'Essayons, on verra bien ce que ça donne'."

(...)

I.H. : "Personne ne nous impose de concessions. En ce qui me concerne, ma maison de disques (AZ) a même plutôt tendance à me protéger. Pour faire le disque, ils m'ont filé les clés du studio et ils m'ont laissée tranquille. Le patron est venu à la fin, il s'est assis dans un fauteuil, il a écouté et il a dit : 'Super !'."

(...)

J.H. : "Ce n'est jamais facile de garder sa liberté et sa créativité, mais c'est plus dur encore de se faire écraser (...) D'ailleurs, il faut arrêter de se faire tout le temps du souci pour les enfants. C'est Coluche qui m'a appris cela. Une année, j'étais parti chez lui, en Guadeloupe, avec mes deux fils, Arthur et Ken. Au moment de repartir, Ken arrive seul, me tend un petit mot où il était écrit : 'Je reste', signé Arthur. Sur le moment, j'étais perturbé, je ne savais pas quoi répondre... Puis Coluche m'a dit : 'Tu te rappelles, quand on était mômes, toutes les conneries qu'on faisait ? Arrête de t'inquiéter'. Au fond de nous, on rêve tous de faire des conneries le plus longtemps possible."

(...)

I.H. : "Nous [Izia et ses deux demi-frères, Ken et Arthur] avons une vingtaine d'années d'écart, nous n'avons pas grandi ensemble, nous n'avons jamais été très proches. Il n'y a qu'avec Ken que nous nous sommes rapprochés ces derniers mois, car il suit le groupe partout avec sa caméra, il tourne plein de petits clips pour moi. En fait, ça fait un an que j'ai l'impression d'avoir un frère, et c'est très agréable."

On ne devrait pas cesser d'entendre parler d'elle de sitôt, surtout si on en croit la devise personnelle qu'elle énonce : "Il faut arrêter de se laisser bouffer par la morosité et la résignation. C'est le moment de se réveiller".

Entretien croisé à retrouver en intégralité dans Télérama, édition du 15 juillet 2009.

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