La sortie de Micmacs à tire-larigots annonce le retour de Jean-Pierre Jeunet, cinq ans après Un Long Dimanche de fiançailles. Son nouveau long métrage donne aussi - et surtout - la part belle à son acteur principal, Dany Boon. Humoriste à succès depuis presque deux dizaines d'années, Dany est devenu grâce à ses Ch'tis, une des figures préférées des Français. Son nouveau rôle, Bazil, risque de le rendre encore plus attachant et émouvant, pourtant, l'image publique que le comédien et réalisateur offre est si loin de la complexité de son être.
Le Monde dresse un portrait troublant de Dany, l'homme au visage juvénile et clownesque qui a mis bien lontemps à se plaire. Le quotidien revient sur les huit années d'analyse, "avant la naissance de son deuxième fils, dont la mère est son ancienne compagne, l'actrice Judith Godrèche" qui lui ont permis de s'aimer, la quarantaine passée, et de vivre avec le poids de son enfance : "J'ai eu une enfance difficile. La pauvreté m'en a fait baver", dit-il. Dans son spectacle au Lucernaire en 1992, Je vais bien, tout va bien, la thématique n'est pas gaie : "la dépression, le suicide, la peine de mort." Un visage sombre de Dany Boon qu'on tend à oublier depuis qu'il est le Ch'ti le plus célèbre de l'Hexagone.
Les réponses des souffrances d'adulte se trouvent dans son histoire. "Le père de Dany Boon, Ahmed Hamidou, originaire de Kabylie, était venu en France poursuivre sa carrière de boxeur", lit-on dans Le Monde. Il devient finalement chauffeur d'un trois-tonnes et père de Dany, Daniel précisément, qu'il a eu avec une jeune femme de dix-sept ans. Elle offrira deux frères à Dany également mais les conditions de vie sont dures et "l'amènent à quitter la maison à 15 ans".
Dany veut être artiste, son père l'imaginait "employé à la SNCF", les disputes et l'incompréhension sont nombreuses, se soldent par un éloignement et c'est sur son lit de mort que le père et le fils se retrouvent. Ses origines différentes ont aussi été un fardeau, celles de son père, originaire de Kabylie, et de sa mère, Française : "Dany Boon a vécu le racisme des Français contre les Kabyles, celui des Arabes contre les Kabyles." Une partie de la famille de sa mère n'a d'ailleurs toujours pas accepté l'enfant qu'il était, ni l'adulte, ni la star qu'il est devenu. Encore aujourd'hui, cette famille maternelle déchirent les pages des journaux qui sont consacrées à l'acteur !
Aujourd'hui, il est un homme comblé avec Yaël Harris qu'il a épousée en 2003 et les quatorze ans qui les séparent font écho à ceux entre son père et sa mère comme le souligne Le Monde. Dany est désormais père de quatre enfants, Mehdy, 12 ans, Noé, 9 ans, né de son union avec Judith Godrèche et Eytan, 4 ans et Elia, 2 ans et demi, enfants qu'il a eus avec Yaël. Avec sa femme, il partage l'amour, le quotidien, le travail également puisqu'elle assure une nouvelle fois la mise en scène de son spectacle, Trop Stylé (à partir du 11 novembre), mais aussi la religion. Il s'est en effet converti au judaïsme et "affiche sa foi avec discrétion".
Dans le quotidien, Dany Boon déclare qu'il "l'envisage comme l'aboutissement d'un long processus remontant à l'enfant. Il y a ce père, ni croyant ou pratiquant, qui lui expliquait que Kabyles, convertis de force à l'Islam, pouvaient fort bien être juifs ou chrétiens à l'origine. Puis ces longues années de thérapie, om la psychanalyse lui est apparue comme la mise en pratique laïque de la pensée juive".
S'il apparaît serein, il doit gérer son image véhiculée dans son Bienvenue chez les Ch'tis auprès de plus de 20 millions de spectateurs, rien qu'en France et au cinéma. Son séjour à Los Angeles lui a été bénéfique pour son travail - pour l'écriture de son prochain film, des textes de son spectacle et la supervision du remake des Ch'tis -, là où "le nom de Dany Boon ne dit rien à personne". Il n'arrivait même plus à aller acheter du pain en France, sans déclencher une crise d"hystérie. Il n'en pouvait plus.
Les projecteurs le rappellent toutefois, lui qui assure la promotion de Micmacs à tire-larigot et débute son spectacle Trop Stylé et pas forcément sous les meilleures auspices. Dans Le Journal du dimanche, il revient sur le détachement d'une barre de fer du décor, accident à Liège le 20 octobre qui a failli lui être fatal : "Ce n'est pas la première fois qu'il m'arrive des malheurs sur scène : un harnais mal attaché, une main brûlée contre un projecteur, un problème au genou... Qui veut ma mort ?"
Jouer la comédie est manifestement dangeureux ! Ou alors n'est pas forcément évident, comme le dirait son fils Noé qui participe à Micmacs à tire-larigots pour jouer son rôle à l'âge d'enfant. Dans Télé Star, il raconte le compte-rendu de son expérience : "Il en a chié ! Il fallait qu'il se plie aux exigences de Jean-Pierre. A la fin, m'a dit qu'il ne voulait pas devenir acteur. Ca l'a dégouté !"
Des rires, des larmes, son métier n'est pas un parcours de santé. Néanmois, il a été bienfaiteur à Dany Boon qui "étouffait en plein jour et attendait de retrouver la lumière des projecteurs pour respirer" et est décrit par Jeunet comme "un Bourvil moderne, un grand acteur susceptible de tout jouer". Aujourd'hui, il parle de son passé avec la force de celui qui est compris et aimé.
SY
Le Monde dresse un portrait troublant de Dany, l'homme au visage juvénile et clownesque qui a mis bien lontemps à se plaire. Le quotidien revient sur les huit années d'analyse, "avant la naissance de son deuxième fils, dont la mère est son ancienne compagne, l'actrice Judith Godrèche" qui lui ont permis de s'aimer, la quarantaine passée, et de vivre avec le poids de son enfance : "J'ai eu une enfance difficile. La pauvreté m'en a fait baver", dit-il. Dans son spectacle au Lucernaire en 1992, Je vais bien, tout va bien, la thématique n'est pas gaie : "la dépression, le suicide, la peine de mort." Un visage sombre de Dany Boon qu'on tend à oublier depuis qu'il est le Ch'ti le plus célèbre de l'Hexagone.
Les réponses des souffrances d'adulte se trouvent dans son histoire. "Le père de Dany Boon, Ahmed Hamidou, originaire de Kabylie, était venu en France poursuivre sa carrière de boxeur", lit-on dans Le Monde. Il devient finalement chauffeur d'un trois-tonnes et père de Dany, Daniel précisément, qu'il a eu avec une jeune femme de dix-sept ans. Elle offrira deux frères à Dany également mais les conditions de vie sont dures et "l'amènent à quitter la maison à 15 ans".
Dany veut être artiste, son père l'imaginait "employé à la SNCF", les disputes et l'incompréhension sont nombreuses, se soldent par un éloignement et c'est sur son lit de mort que le père et le fils se retrouvent. Ses origines différentes ont aussi été un fardeau, celles de son père, originaire de Kabylie, et de sa mère, Française : "Dany Boon a vécu le racisme des Français contre les Kabyles, celui des Arabes contre les Kabyles." Une partie de la famille de sa mère n'a d'ailleurs toujours pas accepté l'enfant qu'il était, ni l'adulte, ni la star qu'il est devenu. Encore aujourd'hui, cette famille maternelle déchirent les pages des journaux qui sont consacrées à l'acteur !
Aujourd'hui, il est un homme comblé avec Yaël Harris qu'il a épousée en 2003 et les quatorze ans qui les séparent font écho à ceux entre son père et sa mère comme le souligne Le Monde. Dany est désormais père de quatre enfants, Mehdy, 12 ans, Noé, 9 ans, né de son union avec Judith Godrèche et Eytan, 4 ans et Elia, 2 ans et demi, enfants qu'il a eus avec Yaël. Avec sa femme, il partage l'amour, le quotidien, le travail également puisqu'elle assure une nouvelle fois la mise en scène de son spectacle, Trop Stylé (à partir du 11 novembre), mais aussi la religion. Il s'est en effet converti au judaïsme et "affiche sa foi avec discrétion".
Dans le quotidien, Dany Boon déclare qu'il "l'envisage comme l'aboutissement d'un long processus remontant à l'enfant. Il y a ce père, ni croyant ou pratiquant, qui lui expliquait que Kabyles, convertis de force à l'Islam, pouvaient fort bien être juifs ou chrétiens à l'origine. Puis ces longues années de thérapie, om la psychanalyse lui est apparue comme la mise en pratique laïque de la pensée juive".
S'il apparaît serein, il doit gérer son image véhiculée dans son Bienvenue chez les Ch'tis auprès de plus de 20 millions de spectateurs, rien qu'en France et au cinéma. Son séjour à Los Angeles lui a été bénéfique pour son travail - pour l'écriture de son prochain film, des textes de son spectacle et la supervision du remake des Ch'tis -, là où "le nom de Dany Boon ne dit rien à personne". Il n'arrivait même plus à aller acheter du pain en France, sans déclencher une crise d"hystérie. Il n'en pouvait plus.
Les projecteurs le rappellent toutefois, lui qui assure la promotion de Micmacs à tire-larigot et débute son spectacle Trop Stylé et pas forcément sous les meilleures auspices. Dans Le Journal du dimanche, il revient sur le détachement d'une barre de fer du décor, accident à Liège le 20 octobre qui a failli lui être fatal : "Ce n'est pas la première fois qu'il m'arrive des malheurs sur scène : un harnais mal attaché, une main brûlée contre un projecteur, un problème au genou... Qui veut ma mort ?"
Jouer la comédie est manifestement dangeureux ! Ou alors n'est pas forcément évident, comme le dirait son fils Noé qui participe à Micmacs à tire-larigots pour jouer son rôle à l'âge d'enfant. Dans Télé Star, il raconte le compte-rendu de son expérience : "Il en a chié ! Il fallait qu'il se plie aux exigences de Jean-Pierre. A la fin, m'a dit qu'il ne voulait pas devenir acteur. Ca l'a dégouté !"
Des rires, des larmes, son métier n'est pas un parcours de santé. Néanmois, il a été bienfaiteur à Dany Boon qui "étouffait en plein jour et attendait de retrouver la lumière des projecteurs pour respirer" et est décrit par Jeunet comme "un Bourvil moderne, un grand acteur susceptible de tout jouer". Aujourd'hui, il parle de son passé avec la force de celui qui est compris et aimé.
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