David Pujadas , 44 ans, présentateur des 20 H de France 2 depuis septembre 2001 (en remplacement de Claude Sérillon ), nous avait promis un livre sur les coulisses du journal télévisé "sans langue de bois". Pourtant, force est de constater qu'avec David Pujadas, vous subissez des pressions ? - Dans les coulisses du 20 H (aux éditions Flammarion), le journaliste excelle dans ce domaine.
Comme il espère bien le vendre, son livre, David accorde une interview de deux pages au Nouvel Observateur. Jean noir, chemise blanche (un poil trop petite), le charismatique Pujadas pose, assis sur le bureau, façon Laurent Delahousse dans Un jour, Un destin. Malheureusement pour lui, n'est pas Delahousse qui veut... Mais ne nous attardons pas sur ce genre de considérations.
Le plus affligeant dans cette interview concerne bien les propos du concurrent de Laurence Ferrari . Il explique : "J'ai voulu répondre aux questions que tous les Français se posent au sujet du journal télévisé. Comment choissez-vous vos sujets ? Pourquoi ne parlez-vous que de ce qui va mal ? Voyez-vous souvent les hommes politiques ?". Alors 1/ Non, David, tous les Français ne s'interrogent pas sur le journal télévisé ; ils ont d'autres préoccupations et 2/ Lorsqu'on intitule son livre "Subissez-vous des pressions", on développe ! On donne des noms, sinon, ça n'a aucun intérêt.
D'ailleurs, David Pujadas a tellement de choses passionnantes à dire sur son livre que les deux journalistes enchaînent, dès la quatrième question (soit après un petit quart de l'interview) sur la réforme de l'audiovisuel. Et là encore, Pujadas se montre tiède. "Je trouve qu'il y a de bonnes choses dans cette réforme et je refuse les procès d'intention (comme ceux faits via son émission les Infiltrés ?), même si je pense que les avantages sont inférieurs aux risques".
Wahou... Ça, c'est de la prise de position. Académique jusqu'au bout, Pujadas dressera ensuite un bilan des points forts et des points faibles de la réforme... Passionnant. A propos du choix du président de France Télévisions par le président de la République, il explique "je n'imagine même pas que le président puisse nommer un tel ou un tel à notre tête uniquement pour avoir l'info à sa botte"... quelques lignes avant de pointer du doigt les accointances entre l'Elysée et TF1 : "Vous n'avez jamais vues les vacances du président à Malte (sur TF1)".
Et pourquoi Einstein ? Justement parce que le président de la République est proche des dirigeants de TF1 et que du coup, la Une évite de le froisser. S'il nomme lui même le président de France Télévisions, il en sera de même... CQFD. Cela aurait mérité d'être clair... david Pujadas, sinon faut des sous-titres !
Pour conclure cette affligeante interview, Pujadas le rebelle affirme : "Oui, bien sûr, j'ai subi des pressions. Un ministre qui vous dit " C'est la dernière fois ", ou bien " Je saurai m'en souvenir ", ça arrive. Il suffit de leur répondre : " On ne fait que notre métier "". Nous n'en saurons pas plus.
Et ce fameux "métier"... est-ce celui qui, en février 2004, l'avait poussé à annoncer le retrait officiel de la vie politique d'Alain Juppé... alors que celui-ci assurait à TF1... le contraire ? Pujadas, suite à une motion de défiance votée par la rédaction de la chaîne, avait été sanctionné par deux semaines de congés forcés.
Non, vraiment, le journalisme vu par Pujadas, ça vaut pas son pesant de cacahuètes. Espérons que le livre de Laurence Ferrari, qui sort le même jour, aura plus d'interêt !
Comme il espère bien le vendre, son livre, David accorde une interview de deux pages au Nouvel Observateur. Jean noir, chemise blanche (un poil trop petite), le charismatique Pujadas pose, assis sur le bureau, façon Laurent Delahousse dans Un jour, Un destin. Malheureusement pour lui, n'est pas Delahousse qui veut... Mais ne nous attardons pas sur ce genre de considérations.
Le plus affligeant dans cette interview concerne bien les propos du concurrent de Laurence Ferrari . Il explique : "J'ai voulu répondre aux questions que tous les Français se posent au sujet du journal télévisé. Comment choissez-vous vos sujets ? Pourquoi ne parlez-vous que de ce qui va mal ? Voyez-vous souvent les hommes politiques ?". Alors 1/ Non, David, tous les Français ne s'interrogent pas sur le journal télévisé ; ils ont d'autres préoccupations et 2/ Lorsqu'on intitule son livre "Subissez-vous des pressions", on développe ! On donne des noms, sinon, ça n'a aucun intérêt.
D'ailleurs, David Pujadas a tellement de choses passionnantes à dire sur son livre que les deux journalistes enchaînent, dès la quatrième question (soit après un petit quart de l'interview) sur la réforme de l'audiovisuel. Et là encore, Pujadas se montre tiède. "Je trouve qu'il y a de bonnes choses dans cette réforme et je refuse les procès d'intention (comme ceux faits via son émission les Infiltrés ?), même si je pense que les avantages sont inférieurs aux risques".
Wahou... Ça, c'est de la prise de position. Académique jusqu'au bout, Pujadas dressera ensuite un bilan des points forts et des points faibles de la réforme... Passionnant. A propos du choix du président de France Télévisions par le président de la République, il explique "je n'imagine même pas que le président puisse nommer un tel ou un tel à notre tête uniquement pour avoir l'info à sa botte"... quelques lignes avant de pointer du doigt les accointances entre l'Elysée et TF1 : "Vous n'avez jamais vues les vacances du président à Malte (sur TF1)".
Et pourquoi Einstein ? Justement parce que le président de la République est proche des dirigeants de TF1 et que du coup, la Une évite de le froisser. S'il nomme lui même le président de France Télévisions, il en sera de même... CQFD. Cela aurait mérité d'être clair... david Pujadas, sinon faut des sous-titres !
Pour conclure cette affligeante interview, Pujadas le rebelle affirme : "Oui, bien sûr, j'ai subi des pressions. Un ministre qui vous dit " C'est la dernière fois ", ou bien " Je saurai m'en souvenir ", ça arrive. Il suffit de leur répondre : " On ne fait que notre métier "". Nous n'en saurons pas plus.
Et ce fameux "métier"... est-ce celui qui, en février 2004, l'avait poussé à annoncer le retrait officiel de la vie politique d'Alain Juppé... alors que celui-ci assurait à TF1... le contraire ? Pujadas, suite à une motion de défiance votée par la rédaction de la chaîne, avait été sanctionné par deux semaines de congés forcés.
Non, vraiment, le journalisme vu par Pujadas, ça vaut pas son pesant de cacahuètes. Espérons que le livre de Laurence Ferrari, qui sort le même jour, aura plus d'interêt !
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