Son attaché de presse a déclaré à L'AFP qu'il était décédé à 16h30.
Farid Chopel s'était fait connaître dans les années 80 en tant qu'auteur et interprète de l'Aviateur, une magnifique pièce, très nouvelle pour l'époque, qui avait remporté tous les suffrages du monde médiatico -culturel.
Il avait ensuite enchaîné les tournages pour le cinéma, s'illustrant dans des films comme l'Addition, La femme de mon pote, Sac de nœuds, Le banquet et la carne, du réalisateur Marco Ferreri.
Farid Chopel était people bien avant l'heure. Il donnait déjà des interviews délirantes, quand ce n'était pas encore la mode à la télé.
Une pub pour l'eau Perrier qui inonde les télés, le clip du tube branché de Jean-Baptiste Mondino, La danse des mots, il excellait partout, et pas seulement dans son travail. Les longues nuits, il les connaissait. Les premières. Les dernières surtout. Il allait jusqu'au bout de la nuit. Jusqu'à plus d'heure. Jusqu'à plus soif.
La décennie 90 marquera une longue éclipse due aux drogues et à l'alcool, comme il le racontera lui-même dans son autobiographie, Et je danse encore, publiée en 2005, et co-rédigée avec sa compagne Brigitte Morel, qui ne l'a jamais lâché.
Il reviendra sur le devant de la scène en 2003, grâce à son one man show, Le pont du milieu. Il tournera en 2005 avec son pote des longues nuits, Richard Bohringer, dans C'est beau une vie la nuit.
Dans son dernier rôle Un si beau voyage, du réalisateur Khaled Ghorbal), il campait un ouvrier tunisien à la retraite en banlieue parisienne, qui décide de rentrer finir sa vie dans son pays d'origine... Ce sera le film posthume de ce personnage hors normes, à la longue silhouette gracieuse et dansante, né Farid Rabia. Il n'avait pas d'enfants.
Ce fils d'émigré algérien était condamné au début des années 2000, quand un psychanalyste le fait hospitaliser. Sa dépendance à l'alcool finira par s'estomper et disparaître. Il ne buvait plus une goutte d'alcool depuis sept ans.
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