Le départ de l'ancien DG de TF1, Axel Duroux, n'a pas été sans conséquence pour la direction de la Une. Cette démission, résultant de sérieux désaccords entre Duroux et l'actuel PDG Nonce Paolini rassure certains... mais embête les autres.
D'après Le Parisien de ce jour, Axel Duroux - fraîchement débarqué de M6 avec fracas - aurait eu un plan d'action radical pour la chaîne qu'il considérait sienne. En effet, l'ambitieux quadragénaire aurait songé à totalement réaménager le pôle information de TF1.
Menaces de licenciements dans le pôle informations de TF1... et de LCI !
Pour ce faire, il avait prévu, d'après le quotidien, de faire place neuve en se séparant de Laurent Storch (directeur des programmes de TF1), de Catherine Nayl (responsable de l'information chez TF1) et Eric Revel (équivalent chez LCI, chaîne du groupe TF1). Si la chef de l'info TF1 était dans la ligne de mire de Duroux, Laurence Ferrari, aux commandes du 20 heures, était également sur un siège éjectable. Malgré le démenti de Catherine Nayl au Figaro qui niait l'éventualité du licenciement de Ferrari ou d'une supposée réforme de l'unité d'information, le Parisien insiste : la blonde qui a remplacé PPDA (un PPDA qui ne serait jamais parti si Etienne Mougeotte était encore là ...) pouvait craindre pour son poste. Tout comme Gérard Louvin, conseiller artistique de la chaîne, dont le poste était également menacé : étonnant quand on sait que c'est surtout l'information que Duroux voulait réformer.
Chez LCI, l'angoisse était également de mise pour le directeur Eric Revel puisque Duroux voulait aussi sa peau. Il envisageait sérieusement de remplacer Revel par son ami Hervé Béroud, directeur de la rédaction de RTL (RTL, où Duroux officiait avant d'être embauché sur TF1) mais Paolini refusait les requêtes insistantes de Duroux. Loin d'être découragé, Axel a fait une ultime tentative pour convaincre le PDG le 22 octobre dernier... soit la veille de son départ fracassant de TF1 : l'événement de trop qui a accéléré la démission d'Axel Duroux ? Mystère puisque ce départ est entouré d'une clause de confidentialité et que cette démission, comme supposé, s'est faite à l'aide d'un gros chèque : Le Parisien avance même un montant d'un million d'euros d"indemnités...
Soulagement pour certains, amertume pour d'autres
Ainsi, Gérard Louvin, Laurence Ferrari, Catherine Nayl et Eric Revel étaient menacés d'être licenciés de leur poste actuel : le départ de Duroux a sauvé leur place et redonné le sourire. Confortés par Paolini, les voilà enfin soulagés sur leur sort. D'autres, en revanche, sont moins exaltés par cette démission : notamment Christophe Dechavanne (animateur-producteur emblématique de la chaîne) et Virginie Calmels (présidente d'Endemol France depuis fin 2007). Le quotidien annonce que tous deux attendaient beaucoup de cet homme qui avait été chargé de s'occuper de l'antenne par Martin Bouygues, principal actionnaire du groupe TF1, qui avait du intervenir lors d'une querelle entre Paolini et Duroux, il y a un mois.
Dechavanne espérait pouvoir augmenter sa visibilité dans la grille des programmes de la chaîne grâce à Axel, et Virginie Calmels attendait beaucoup de lui (lui, qui a été à la tête d'Endemol avant d'ête licencié, en 2004) pour les prochaines négociations du contrat d'Endemol avec la chaîne. Mouais... on veut bien vous soumettre toutes les analyses du journaliste du Parisien. mais enfin, si pour Christophe Dechavanne nous n'avons pas d'opinion, pour la patronne d'Endemol qui a été la cheville ouvrière du départ de Duroux d'Endemol avant que ses stocks-option soient valables... on reste très sceptiques ! même si elle n'a pas agit de son propre chef, Axel Duroux avait mis Endemol, suite à son licenciement, aux prud'hommes et gagné en cassation la jolie somme de 12 millions d'euros !
Duroux étant hors-jeu, Calmels et Dechavanne vont devoir composer sans l'influence de l'homme, parti mettre son argent sur son compte en banque déjà bien fourni par les indemnités versées par Endemol pour ce licenciement abusif.
En quittant TF1, Duroux a fait quelques malheureux... mais beaucoup d'heureux ! Remouais... Nous ne sommes pas du tout convaincus par cette analyse, mais on vous la rapporte !
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