Comme chaque mercredi, Purepeople.com vous propose de découvrir certaines des sorties cinéma de la semaine. Pour cette nouvelle chronique hebdomadaire, notre choix a été difficile puisque pas moins de dix-huit longs métrages envahissent aujourd'hui vos salles obscures. Mais nous avons décidé de mettre un coup de projecteur sur une comédie adolescente extrêmement réussie, un film-choral sans grand intérêt et un chef-d'oeuvre d'animation image par image !
"Les Beaux Gosses" - de Riad Sattouf - avec Vincent Lacoste, Anthony Sonigo et Alice Tremolières.
Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère. Au collège il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire...
Excellente surprise que ces "Beaux Gosses", qui, après avoir fait se tordre de rire la Croisette pendant le 62e Festival de Cannes, débarque déjà dans nos salles. Véritable bijou d'humour, "Les Beaux Gosses" propose les situations les plus réalistes et délirantes qui soient et se voit comme l'anti-"LOL" par excellence. Etant donné le succès qu'a rencontré la comédie d'ados avec Sophie Marceau, espérons que cette belle réussite signée Riad Sattouf fasse se déplacer autant les foules.
Avec 3 090 entrées enregistrées dans 20 salles à 14h, Les beaux gosses a facilement pris la tête du box-office sur Paris. Le film réalise un très bon démarrage, le neuvième de l'année. C'est même le quatrième meilleur score de l'année, si on ne prend en compte que les long-métrages français... Bravo !
"Je vais te manquer" - d'Amanda Sthers - avec Carole Bouquet, Pierre Arditi et Patrick Mille.
Six destinées qui vont, l'espace d'un instant, dans un aéroport grouillant de vie, se bousculer, se séparer et se retrouver. Et si ses personnages étaient en train de vivre, sans le savoir, le moment le plus important de leur vie...
Tel est le point de départ de ce "Je vais te manquer", premier film très molasson de l'auteure Amanda Sthers, qui s'est attaqué pour ce coup d'essai à un projet ambitieux, un film choral regorgeant de personnages et d'histoires parallèles. On préfére vous prévenir tout de suite, on est très loin de l'excellent "Short Cuts" de Robert Altman... et même du moyen "Fauteuils d'orchestre" de Danièle Thompson. C'est dire... Personnellement, ces personnages ne nous manqueront pas.
"Coraline" - d'Henry Selick - avec les voix de Teri Hatcher, Dakota Fanning et Jennifer Saunders.
Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien... mais où tout est différent. Dans cet Autre Monde, chaque chose lui paraît plus belle, plus colorée et plus attrayante. Son Autre Mère est pleinement disponible, son Autre Père prend la peine de lui mitonner des plats exquis, et même le Chat, sihautain dans la Vraie vie, daigne s'entretenir avec elle. Coraline est bien tentée d'élire domicile dans ce Monde merveilleux, qui répond à toutes ses attentes. Mais le rêve va très vite tourner au cauchemar. Prisonnière de l'Autre Mère, Coraline va devoir déployer des trésors de bravoure, d'imagination et de ténacité pour rentrer chez elle et sauver sa Vraie famille...
Et s'il avait fallu attendre le 10 juin pour découvrir le meilleur film de l'année ? L'excellent réalisateur de "L'étrange Noël de Monsieur Jack" - oui, oui, c'est Henry Selick, pas Tim Burton... -, nous plonge dans un univers magique alors que la beauté de l'animation image par image achève de nous faire sortir les yeux de la tête. COA ! Ça veut dire : Chef-d'Oeuvre Absolu.
Adam Ikx
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