Depuis la sortie de son dernier album, S.O.S - qui fait déjà un véritable carton -, Diam's refuse d'en faire la promo. A part une participation à X-Factor puis au Grand Journal de Canal +, la rappeuse se fait discrète et refuse de s'adresser à la presse.
Il faut dire que depuis la publication par Paris Match d'une photo volée, la montrant voilée à la sortie d'une mosquée au côté de son mari Aziz - dont l'ex-femme, Farah vient de déclarer que Diam's serait enceinte - les médias s'emballent et ne parlent plus que de ça...
Convertie en 2003 à l'Islam, ce n'est que depuis qu'elle est sortie d'une grave dépression que Diam's pratique cette religion assidûment. Si elle a côtoyé les hôpitaux psychiatriques c'est que Diam's n'a pas sû gérer le revers du succès. Mauvaises critiques, déballage médiatique de sa vie privée et même de ses petits défauts physiques... la Boulette du 9-1 a craqué. Aujourd'hui elle va mieux, elle est sereine et a décidé de laisser le bling-bling et le superficiel derrière elle pour s'investir dans l'humanitaire. Et quand elle a quelque chose en tête, Diam's ne traîne pas !
Hier, la rappeuse donnait un concert... en prison ! En effet, selon Libération - qui consacre un excellent article à la rappeuse cette semaine - les 750 détenus de la maison d'arrêt de Luynes, près d'Aix-en-Provence, ont eu la visite de La Boulette. Présente pour ces derniers et uniquement pour eux, encore une fois, Diam's a refusé de médiatiser ce concert bénévole - organisé par l'association Fu-jo. Elle déclare à Libé : "Je ne parle plus mais je rappe".
Mélanie Georgiades - de son vrai nom - aura été pendant longtemps un emblème pour les filles de banlieues émancipées, pourtant c'est avec un foulard noir plaqué sur la tête, caché sous une capuche, que la rappeuse arrive dans la maison d'arrêt. Aurait-elle changée ? Serait-elle devenue, ce que tout le monde redoute, une épouse soumise ? La rumeur a beau envahir la presse, Diam's ne lâche rien, elle ne dira pas un mot sur sa conversion.
En attendant, une centaine de détenus l'attendent et n'arrivent toujours pas à y croire. Aujourd'hui ils sont tous là pour différentes raisons - fans de rap, pères d'enfants qui seront ravis d'entendre au parloir les détails du concert de leur idole ou encore en manque d'animation culturelle -, mais pour une seule et unique personne...
Une petite boulette "d'1 mètre 68 de hauteur, 40 centimètres de largeur", comme elle le rappe si bien ! Si le terrain n'est pas conquis d'avance, les plus jeunes sont vite séduits et les plus vieux, eux, finiront quand même par applaudir. Mouloud, responsable de l'association Fu-jo, déclare ému : "C'est la première fois que je vois les détenus réagir aussi vite".
2500 euros pour louer un matériel correspondant à la fiche technique de la rappeuse... ce fut sa seule et unique exigence. Son équipe n'aurait même pas réclamé de cachet. Ma France à moi, Sur la tête de ma mère, ou encore l'incontournable La Boulette, Diam's est lancée, ayant elle-même joué aux ingénieurs du son pour que tout soit parfait, et ne s'arrête plus.
Toujours en jogging, casquette vissée sur la tête, avec ses immenses créoles dorées, finalement Diam's n'a pas tellement changé... Et son public est convaincu. A 21 ans, Florent, un détenu, mérite la palme du plus beau compliment : "Grâce à elle, pendant une demi-heure, je n'étais plus ici" ! Alors voilée ou pas, Diam's réussit toujours à toucher son public et à l'emporter, et pour elle... il n'y a rien de plus important !
Chloé Breen
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