Le cadeau de Noël de Diam's, un nouvel album annoncé pour la fin de l'année, commence à ressembler à un serpent de mer.
En effet, l'artiste et Hostile, son label, viennent de publier un communiqué, selon lequel "l'album intitulé Black Session attribué à Diam's, annoncé en décembre 2008, sort sans l'autorisation de Diam's et de son producteur Hostile Recors (EMI Music France)."
Plus surprenant, ce communiqué indique que "l'artiste n'ayant pas participé à l'élaboration de ce projet, ne connaît pas le contenu de ce disque qui sort sans son consentement".
Là, on peut se poser sérieusement des questions. L'enregistrement ne s'est sans doute pas fait à l'insu de la chanteuse (pas facile de dissimuler des micros, des câbles, une table de mixage). Et puis, comment expliquer que Diam's n'est pas au courant alors que des sites comme Alapage.com se montrent très précis, annonçant qu'il s'agit de "douze inédits avec des apparitions de Sinik, L'Skadrille, Philo et Koma" et reproduisant la pochette ?
Ce qui est curieux, c'est que Diam's, Hostile et EMI, une machine très puissante donc, se bornent à désavouer le produit. Pourquoi ne pas, tout simplement, mettre les éditeurs du disque mystère en demeure de le retirer du marché.
S'il a été réalisé sans l'accord de Diam's et de son producteur, c'est une contrefaçon, du piratage. Une simple procédure en référé devrait suffire à empêcher sa sortie. Mais non, le communiqué se contente de dire : "Toutes les informations qui circulent actuellement annonçant un quatrième album studio de Diam's pour le mois de décembre sont fausses."
Pourtant, jusqu'à preuve du contraire, le disque, lui, est vrai. Et la réaction tiédasse de Diam's et de son producteur est inexplicable. Où est l'embrouille? That is the question.
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