Pour la cinquième année consécutive, la ville de Meaux a joué la carte de l'été indien et... de la féminité ! Les Meldois et leurs voisins avaient rendez-vous, cette année encore, avec les Muzik'elles, un festival qui joue les prolongations alors que l'adrénaline des nombreux événements musicaux de l'été retombe.
Dédiées aux figures féminines de la scène musicale, la manifestation, pour son cinquième anniversaire, a fait dans l'originalité en invitant également... des mâles !
Alors que Julien Doré donnait vendredi le Misogyne Show en compagnie de Juliette et Barbara Carlotti, le groupe IAM, à l'occasion de ses 20 ans, était tout particulièrement à l'honneur : Akhenaton et Shurik'N ont ainsi profité de leur carte blanche pour partager la scène avec Diam's, de retour au premier plan malgré une vraie fragilité psychologique, mais également avec des chanteuses à voix - Julie Zenatti (qui entame ce soir la première saison française de X-Factor), Amel Bent (dont le nouveau single est en écoute depuis aujourd'hui sur son site officiel), Soha, Grace...
Une carte blanche mieux exploitée que celle offerte la veille à Véronique Sanson : la chanteuse, dans un état que nous qualifierons de... second, s'est illustrée de façon inattendue, après avoir invité Jean-François Copé à la rejoindre sur scène.
Le maire UMP de la ville de Meaux (il a entamé son troisième mandat en mars 2008, triomphalement réélu), musicien émérite, qui n'a pas rechigné à se produire devant ses électeurs, a été pris au dépourvu par le répertoire très... paillard et scato de celle dont il est un fan transi depuis ses 18 ans (comme il le confie dans une vidéo que nous vous proposons de découvrir).
Comme le relate cocassement le site 20minutes.fr : "La dame blonde se saisit de sa main pour la porter sur son sein en susurrant son désormais célèbre "caresse moi, ho, caresse moi ! ". Il n'en mène pas large, le maire de Meaux. Pourtant son calvaire ne fait que commencer. Véronique Sanson, déchaînée, paraît bien décidée à ne pas lâcher sa proie. L'artiste reprend le piano, cette fois pour entonner une ritournelle plus gauloise. Copé l'entend alors attaquer un vibrant "il faut que je pète, il faut que je chie, sinon je vais mourir". Le public est hilare. Le patron du groupe UMP de l'Assemblée en reste sans voix. Car elle dure, cette paillardise, cinq longues et douloureuses minutes d'improvisation sur le même thème scabreux. Le temps suspend son vol, Véronique poursuit son hymne au vent. Quand enfin Copé parvient à se tirer de ce guêpier, c'est une ombre qui se glisse dans les coulisses, sous les bravos moqueurs. Sanson chante alors à tue tête: "Je n'ai pas de regrets"." Tout cela confirmé par la vidéo, regardez...
En fait de carte blanche, un carton rouge (sans compter le café Carte Noire dont elle a dû avoir besoin le lendemain matin). Et paf, un mythe brisé, un !
G.J.
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