A l'annonce du décès prématuré de Thierry Gilardi, un dispositif a été mis en place sur différentes chaînes de télé et radios afin que ses amis puissent évoquer la mémoire de ce grand commentateur sportif, qui aimait à dire qu'il était "journaliste" et non "journaliste sportif"... Parce que, expliquait-il, "un journaliste sportif, c'est un journaliste qui fait du sport".
Thierry Roland à LCI : "Thierry, je le connaissais depuis plus de trente ans. Je l'avais connu à ses débuts à France Inter. C'était un garçon très attachant, toujours souriant, la joie de vivre personnifiée. Je crois que c'est l'image qu'il faut garder de lui, l'image d'un grand sourire, d'un grand grand éclat de rire. C'était un mec en or, vraiment. Je ne pense pas qu'il y aura quelqu'un pour dire le contraire. 49 ans, c'est tellement jeune..."
Bertrand Delanoë, Maire de Paris (AFP) : " J'apprends avec une immense émotion le décès brutal de Thierry Gilardi, brillant journaliste, amoureux du sport dont il a servi la cause et les valeurs. Il laissera la trace d'un homme de passion et de fidélité. Dans ce moment si triste, je veux assurer sa famille et ses proches de toute ma solidarité et de mon affection.
Bixente Lizarazu (AFP) : C'est un choc, qui nous remet à notre condition de "pas grand chose". Pour moi, c'était un grand professionnel, c'était en effet la voix du foot et il est devenu la voix du rugby. Le genre de journaliste qu'on aime côtoyer, qu'on aime entendre commenter, qui avait du respect pour les joueurs, qui aimait les sports qu'il commentait. Evidemment je pense à sa famille, c'est vrai que c'est choquant de se dire que quelqu'un qui est dans la force de l'âge nous quitte comme ça. C'était quelqu'un de passionné qui a fait du bien à notre sport."
Frédéric Thiriez, président de la ligue de football (AFP) : " Je suis bouleversé. C'était un très grand professionnel et un être humain d'une très grande qualité et intégrité. C'était devenu mon ami. Tous ceux qui aiment le football sont aujourd'hui en deuil et s'inclinent devant sa famille et ses amis."
Michel Denisot (RTL) : " Thierry, c'est quelqu'un qui avait un appétit de vie, un appétit professionnel jamais rassasié. Il avait toujours beaucoup d'exigences. Il avait un côté insatisfait et c'était uniquement pour faire avancer notre travail, le traitement journalistique à la télévision. Il représentait beaucoup pour nous tous. Il s'emportait beaucoup, mais uniquement pour faire avancer les choses. Il était à la fois joueur et entraîneur. "
Eugène Saccomano (RTL) : " C'est terrible pour nous tous, c'est un ami de longue date. C'était un type chouette Thierry. Ca m'a bouleversé quand j'ai appris cela. On s'était rapprochés récemment puisqu'il avait accepté de venir refaire le match avec nous (Emission de LCI et RTL). Il avait tout pour lui Thierry, c'était un type formidable professionnellement et humainement. On dit toujours cela de ceux qui s'en vont, mais là c'était vrai. Je ne l'ai jamais entendu "tailler" un confrère et il était surtout toujours souriant. Il avait un rire et un sourire souvent éblouissants."
Max Guazzini, président du stade français de rugby (AFP): "Thierry Gilardi nous avait rejoints il y a sept ou huit ans. Il était notre vice-président. C'était quelqu'un de bien, passionné, profondément droit et gentil. Il avait des convictions et un savoir-faire. Il assistait à tous nos matches et, parfois, il représentait le club en déplacement. Je discutais souvent avec lui sur les questions de recrutement, car il avait un avis pertinent. C'était une figure du monde du sport."
Bernard Laporte (LCI): " C'était un homme extraordinaire. C'était la voix du foot et la voix du rugby, un journaliste et un homme extraordinaires, qui avait beaucoup d'humilité. C'est en sa qualité de vice-président du Stade français que je l'ai connu. C'est une nouvelle terrible pour le sport en général. Je retiendrai surtout que c'était un homme extraordinaire. Un homme généreux, gentil, qui avait une très forte humanité et quelqu'un de passionnant."
Robert Namias, directeur de l'info de TF1 (RTL) : "Ce que je retiens de Thierry, c'est d'abord une incroyable gentillesse, une générosité. Il était toujours partant. Travailleur, mais il donnait l'impression que ce n'était que du plaisir. C'était quelqu'un qui allait vers les autres, et finalement, il a commenté des matches où il y avait 15 ou 18 millions de Français qui l'écoutaient, et bien il allait vers ces 15 ou 18 millions de Français. Gilardi c'était quelqu'un qui ouvrait ses bras en permanence."
Jean-Michel Larqué, avec qui Thierry Gilardi devait commenter, ce soir, le match amical France-Angleterre, n' a pu s'exprimer, trop atteint par le décès de son confrère.
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.