Accueil
People France
People UK
People US
Tous les tags
Livenews
Royauté
Beauté
Mode
Cinéma
Golden Globes
Oscars
Festival de Cannes
TV
The Voice
Top Chef
Secret Story
Koh-Lanta
Masterchef
Pékin Express
Qui veut épouser mon fils ?
L'Amour est dans le pré
Télé Réalité
France Télévision
TF1
M6
Canal+
France 2
Miss France
Musique
MTV Music Awards
NRJ Music Awards
Grammy Awards
Justin Bieber
Lady Gaga
Britney Spears
Danse avec les Stars
Photos
Vidéos
Stars
Mariage
Naissances
Enfants de stars
Justice
Divorce
Interviews

Dix ans après 'La Vie rêvée des anges', Erick Zonca revient avec 'Julia'...

Erick Zonca, réalisateur du magnifique La Vie rêvée des anges (1998), revient dès demain avec un nouveau film, Julia. L'occasion de vous présenter l'un des cinéastes français les plus singuliers de sa génération...

Erick Zonca naît en 1956 à Orléans, de parents italiens. Il grandit tranquillement dans sa ville natale entouré de parents très ouverts qui acceptent ce jeune garçon fantasque, déjà plein de rêves de cinéma. Dans ce sens, ils le laissent plaquer très tôt l'école, où il ne s'épanouit pas.

A 17 ans, ses parents l'aident à s'installer à Paris, où il espère devenir scénariste. Après quelques essais non concluants, Erick Zonca, désireux de mieux cerner le métier d'acteur, s'inscrit aux cours de Blanche Salant, un professeur d'art dramatique influencé par la méthode de Lee Strasberg, ancien directeur artistique de l'Actor's Studio, mythique école américaine d'art dramatique.

Passionné par ce nouvel apprentissage, et envisageant de devenir lui-même un acteur aux Etats-Unis, il s'envole à 18 ans pour New York et enchaîne les petits boulots dans le quartier de Little Italy (où ont grandi les Dieux de son Panthéon, De Niro en tête) : plongeur, serveur, avant de se marier en coup de vent avec une danseuse de la troupe de Merce Cunningham.

Il rentre en France à 22 ans, après 4 années d'exil durant lequel il a développé son amour et ses connaissances du cinéma, notamment européen, affirmant ses choix et ses références : Abbas Kiarostami, David Cronenberg, ou Ingmar Bergman.

A 24 ans, après avoir obtenu l'équivalence du baccalauréat, il s'inscrit bon gré mal gré en faculté de philo, mais rêve toujours de septième art. Il va cependant au bout de ses études, avant de décrocher à 30 ans un petit stage sur un film institutionnel. Ce sera sa première expérience sur un tournage, pour cet autodidacte qui n'a pas connu les bancs des écoles de cinéma.

Au fil des rencontres, il devient assistant réalisateur sur des sitcoms, et de fil en aiguille, en arrive à réaliser lui-même un premier court-métrage en 1992, Rives, qui se retrouvera sélectionné au Festival de Cannes, dans la section Cinémas en France.

Suivent plusieurs autres courts, qui lui permettent de développer son style singulier : images saccadées, plans au couteau, montage nerveux, pour des thématiques assez sociales, bien qu'il s'en défende. C'est ainsi que son second court-métrage, Eternelles, remporte le Grand Prix du Festival de Clermont-Ferrand, avant que son troisième, Seule, ne soit nominé aux César en 1996.

Fort de ces acquis et de sa réputation à travers plusieurs festivals internationaux, il prend la décision de se lancer dans l'aventure du long.

Ce sera avec La Vie Rêvée des Anges, film hyper réaliste, magnifié par la sublime photo d'Agnès Godard, qui nous conte l'amitié de deux filles paumées, interprétés par Elodie Bouchez et Natacha Régnier. Bouleversant, ce premier essai est un coup de maître et plonge la Croisette — où il est présenté au Festival de Cannes en 1998 — dans la surprise et l'admiration. Le jury lui fera une ovation et décernera à ses deux comédiennes le Prix d'interprétation féminine ex-aequo.

Le film connaîtra un succès critique et publique, puisque lors de son exploitation, près de 2 millions de français iront pleurer devant cette chronique du nord de la France, et les "professionnels de la profession" lui remettront 3 César en février 1999, dont celui du meilleur film de l'année.

L'année suivante, il part à Marseille pour tourner Le petit voleur, et découvre ainsi Nicolas Duvauchelle. Tourné pour Arte, ce film est l'une des rares commandes télévisuelles à avoir eu les honneurs d'une exploitation en salles.

S'ensuit près d'une dizaine d'années de galère où, plongé dans l'alcool (initialement par timidité, avant que ça ne devienne une réelle addiction), il essaye de monter son troisième long-métrage, Julia. Entre l'écriture du scénario — avec sa fidèle collaboratrice Aude Py — qui prendra presque 5 ans, puis les 4 années de financement, le projet a failli ne jamais se concrétiser. Erick Zonca réalisera d'ailleurs durant ces dix années une soixantaine de publicités, histoire de pouvoir vivre en attendant que son film puisse se monter. Ce qui arrivera finalement en 2007.

Tourné en anglais, entre Los Angeles et le Mexique, avec des capitaux étrangers, Julia signe le retour au premier plan de son auteur, près de 10 ans après le coup de maître de La Vie rêvée des Anges.

Porté par Tilda Swinton (avec qui il en viendra aux mains sur le tournage, lui qui adore pousser ses comédiens au bout de leurs ressources nerveuses), le film se retouve en sélection officielle au Festival de Berlin en 2008. La remarquable actrice britannique (Oscar du second rôle féminin cette année pour Michael Clayton), incarne l'héroïne flamboyante de ce road movie, et campe une femme alcoolique et border line qui enlève un enfant et s'enfuit jusqu'au point de non retour.

Ce film, à la mise en scène survoltée et à l'interprétation magistrale, sortira dès demain — 12 mars — sur tous les écrans français.

Abonnez-vous à Purepeople sur facebook
À ne pas rater
En vidéos
Selena Gomez en cavale dans les rues de Paris !
Ashley Benson, elle vole la vedette à Selena Gomez !
Leonardo Di Caprio : Gatsby le Magnifique mouille le smoking pour sa montée des marches
×

Téléchargez l'application et recevez les alertes de la rédaction en temps réel