Le joueur de tennis français Fabrice Santoro, 36 ans, a pris sa retraite professionnelle en simple, mais fait un dernier tour d'honneur en double, notamment en jouant avec Sébastien Grosjean lors du tournoi BNP Paribas de Paris Bercy qui a commencé hier.
Invité au 6/9 d'NRJ ce matin, le champion français, qui a remporté deux titres du grand chelem en double, s'est confié quant à son jeu, sa carrière et sa retraite, et en a également profité pour répondre aux questions de Nikos Aliagas quant aux récentes déclarations scandaleuses d'André Agassi, qui a confié qu'il s'était drogué durant sa carrière et avait également triché, notamment à Roland-Garros.
Ainsi, il déclare : "J'ai été extrêmement déçu et choqué de ses déclarations. Je ne sais pas si c'est bien de le révéler, c'était déjà pas terrible de le faire. Son histoire de drogue m'a également extrêmement choqué, puisqu'il parle de dépression, de moments difficiles de sa vie en 1997. Une prise de drogue aurait dû l'écarter des courts pendant deux ans et c'est une période où il a gagné deux tournois majeurs dont Roland-Garros en 1999, donc on se pose des questions. Il a été couvert par l'ATP, donc ça met pas mal de points d'interrogation sur pas mal de sujets..."
Les réactions des joueurs du circuit ne calment cependant pas l'ancien numéro 1 mondial, puisqu'André Agassi vient de déclarer à l'agence AP qu'il enviait "la tristesse d'esprit de Pete Sampras" et se moque de la foi de Michael Chang : "Que Dieu puisse choisir son camp dans un match de tennis me semble ridicule et insultant. J'ai battu Chang en savourant chaque coup blasphématoire."
Le joueur américain reconnaît également gardé une haine terrible envers Boris Becker, coupable d'avoir envoyé un baiser à la femme d'André (à l'époque, Brooke Shields), lors d'une rencontre entre les deux hommes. Il reconnaît ainsi avoir intentionnellement perdu sa demi-finale de l'Open d'Australie en 1996, pour ne pas avoir à jouer le champion allemand en finale. Une question subsiste : Que se passe-t-il actuellement dans la tête d'André Agassi pour faire autant de déclarations ahurissantes ? No comment...
Toujours est-il que Fabrice Santoro conclut son interview en souhaitant bon courage à Richard Gasquet - qui passe aujourd'hui devant le tribunal arbitral du sport -, pour son contrôle positif à la cocaïne en début d'année, qui a lourdement handicapé sa saison sportive.
L'interview est visible ci-dessus.
A.I.
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