Nous vous en parlions au mois d'avril dernier : Enrico Macias, 70 ans, a récemment déposé plainte pour abus de confiance au Luxembourg, contre les dirigeants de la banque Landsbanki Luxembourg, filiale locale de l'établissement islandais du même nom.
Le chanteur avait investi 20 millions d'euros dans cet établissement sous la fome d'une hypothèque sur sa villa, située à Saint-Tropez. Malheureusement, la banque ayant fait faillite fin 2008, ses liquidateurs menacent actuellement de saisir la demeure azuréenne du chanteur.
Selon Le Figaro de ce matin, devant l'ampleur que prend cette affaire - d'autres français ont vécu le même scénario - une instruction a été ouverte fin juillet au pôle financier de Paris pour abus de confiance et escroquerie aggravée. En effet, plusieurs plaintes (environ une vingtaine), dont celle d'Enrico Macias, ont été déposées.
Les plaignants, actuellement dans une situation délicate, s'étaient laissés tenter, en 2007, par une proposition avantageuse : hypothéquer leur bien immobilier et recevoir en échange un prêt très intéressant (30% de la valeur du bien leur étaient versés immédiatement, sans intérêt pendant deux ans, et le reste devait être des investissements).
Le quotidien explique : "La justice doit désormais chercher si ses actifs, qui avaient été placés sous forme d'obligations au sein d'une filiale luxembourgeoise de la banque islandaise, ont littéralement fondu ou s'ils ont été placés ailleurs".
Suite à la déposition d'un couple de Parisiens qui s'en étaient remis à un autre établissement baptisé Kaupthing, des soupçons pèsent également sur la banque luxembourgeoise Clearstream, connue du grand public pour l'affaire des faux listings, dont le jugement arrive, avec un mis en examen célèbre Dominique de Villepin... Une enquête est en cours pour savoir si elle ne détiendrait pas les fonds des clients des banques islandaises...
Toujours selon Le Figaro, un juge d'instruction de Grasse pourrait être nommé prochainement. Cependant, il n'est pas impossible que tous les cas soient rassemblés au pôle financier de Paris et confiés à la juge d'instruction Françoise Dessert, qui gère déjà le cas d'Enrico Macias.
Nous souhaitons à l'artiste - qui traverse une période noire depuis le décès de son épouse Suzy - beaucoup de courage dans cette bataille qui s'annonce houleuse.
Laureline Reygner
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