Florence Foresti, 35 ans, qui fait exploser de rire son public grâce à ses spectacles de qualité et s'essaye actuellement à la mise en scène, revient à la rentrée avec un nouveau one woman show intitulé MotherFucker.
A cette occasion, la délirante humoriste s'est confiée sans tabou au magazine Psychologies et a révélé avoir beaucoup souffert de ne pas avoir travaillé durant sa grossesse (elle est maman de Toni, 2 ans, née de son union avec Julien, organisateur de tournées).
"Cette interruption m'a fait comprendre que jouer la comédie est vital pour moi. Ça a été une sorte de révélation. Je pensais jusqu'alors que j'étais devenue comédienne un peu par hasard. Bien sûr, j'avais vu l'humour grandir en moi durant l'enfance, malgré moi d'ailleurs. Mais je n'avais jamais réalisé que j'en étais presque l'esclave. En fait, la vie m'ennuie" explique-t-elle.
En revanche, être mère ne lui a pas coupé l'envie de créer, comme elle le craignait. "Ma fille m'a aidée à sortir de moi. C'est une expérience incomparable, la maternité, un mélange de bonheur et de sentiment d'aliénation. J'en suis dingue de ma fille. Mon sort est entre ses mains. Elle fait mes jours, mes nuits, ma vie" dit-elle avec passion.
Bien dans ses baskets malgré le fait qu'elle déclare ne pas avoir un rapport simple à son physique, la comédienne raconte ne pas se déplacer dans des voiture avec chauffeur, faire ses courses comme tout le monde et garder la tête froide grâce à sa famille et ses amis.
Cette figure sympathique de la scène comique française est un véritable rayon de soleil et s'est servie de sa nature enjouée pour en faire son métier. Cependant, elle a tout de même parcouru un long chemin pour arriver à cette stabilité.
"J'ai fait treize ans d'analyse. Je viens d'arrêter. Au départ, mon objectif était de surmonter mes attaques de panique. Je ne faisais pas encore de scène. Je travaillais dans un bureau comme infographiste et j'ai commencé à faire des attaques de panique qui m'empêchaient littéralement de vivre."
Paradoxalement, et on reconnaît bien Florence ici, elle aimait beaucoup s'y rendre : "J'y allais jusqu'à trois fois par semaine" ! Elle estime que cela l'a enrichie dans son rapport aux autres en concluant : "La psychanalyse devait m'aider à m'aimer moi, mais elle m'a appris à aimer les autres."
Nous souhaitons tous nos voeux de réussite à la comédienne pour cette nouvelle année qui débute, et nous presserons bien sûr au Palace dès la fin du mois de septembre pour découvrir son nouveau bébé !
L.R







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