Depuis 2007, Laurent Poli, 31 ans, est le gardien de la Fondation Brigitte Bardot, à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines (78). A ce titre, il est logé avec sa famille dans une maisonnette construite dans la propriété d' une superficie de 2 hectares. A priori, tout va bien. Mais le jeune homme va vite comprendre qu' il ne s'agit pas là d' une sinécure...
"De gardien animalier, je suis vite devenu homme à tout faire, explique-t-il. Je m'occupais des chats, des chiens, des chèvres, des oies, mais aussi de l'entretien du terrain et de la maison de Mme Bardot. Mon contrat indique 35 heures hebdomadaires... Mais c' est en réalité un travail qui s'exerce 24 h /24, très prenant et éprouvant — le tout pour 1250 euros brut par mois." a-t-il déclaré au Parisien.
Licencié au mois de décembre 2007 à la suite d'arrêts maladie répétés, il est sommé de rendre son logement de fonction sur le champ. Il demande un délai, mais en réponse, la Fondation engage une procédure d'expulsion, change les serrures des portails, embauche deux gardes et installe deux caméras.
"On nous ouvre le portail trois fois par jour, témoigne Laurent. Le reste du temps, je dois escalader un mur de plus de 2 mètres de haut pour sortir."
A bout de nerfs, Laurent Poli dépose une plainte, et accuse son ex-employeur de le séquestrer lui, sa femme et leur bébé de 5 mois, dans la propriété de la Fondation.
Quant à celle-ci, elle rejette, bien évidemment, ces accusations. Brigitte Bardot, a qui Laurent Poli a confié ses mésaventures, n'a donné aucune réponse à l'ex-employé.
Le juge du TGI de Paris tranchera mardi prochain.
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