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Françoise Hardy : son autobiographie révèle tout... sur Jacques Dutronc !

News publiée le Jeudi 9 Octobre 2008 à 18:06

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A un âge du show-business où il n'existe presque plus que des biographies non autorisées et des mémoires insipides — de main de leur maître autant que de main de nègre —, voici une exception dont on souhaite qu'elle fasse date.

A 64 ans, sur les conseils avisés et insistants de son éditeur qui souhaitait éviter la mauvaise publicité d'un ouvrage non autorisé, Françoise Hardy se décide à publier son autobiographie : Le Désespoir des singes… et autres bagatelles.

Au rayon desdites bagatelles, on attend bien évidemment de la lire sur sa relation amoureuse au long cours tortueux avec Jacques Dutronc. Bien loin des tentations faciles de la fausse pudeur qui refuse de restituer la saveur d'une vie et du déballage sensationnaliste qui la dénature, l'icône de "l'idéal féminin" selon Mick Jagger (qu'elle rencontre dans les années 1960 alors qu'elle fréquente Jean-Marie Périer) avait fait voeu d'élégante transparence : "J'espère seulement avoir été impudique… avec pudeur", explique-t-elle. Un voeu qu'elle honore brillamment, et qu'elle réalise d'une plume particulièrement délicate, raffinée et maîtrisée. "J'ai su tout de suite qu'il fallait que je fasse comme lorsque j'écris une chanson, à savoir dire les choses de la façon la plus émouvante possible", précise-t-elle dans les colonnes du Parisien.

Cette délectable finesse d'esprit et d'écriture transparaît d'autant plus dans certains pans du récit, par exemple lorsqu'elle évoque les derniers moments de la vie de sa mère, qui l'a élevée seule, et s'exprime, pour répondre au Parisien, sur la question sensible de l'euthanasie : "Se faire euthanasier était sa décision à elle et je ne savais pas si c'est le rôle d'une chanteuse de s'exprimer sur ces sujets. Il n'empêche que je trouve que la souffrance physique, quand elle est irrémédiable, est absolument inutile. Je suis une partisane de l'euthanasie depuis très longtemps. Et je suis scandalisée à chaque fois que des médecins ou de malheureux parents se trouvent dans des situations cauchemardesques à cause de l'inhumanité de l'administration et de la société. Ma mère est morte comme elle l'a voulu, quand elle l'a voulu. C'est révélateur de sa propre vie."

Dès lors, on l'aura compris, Françoise Hardy a pris le parti de ne rien occulter, de ne rien travestir. De respecter l'essence de l'exercice biographique, en somme, sans pathos et sans psychanalyse, mais sans complaisance non plus. Avec clairvoyance. Avec une sensibilité que tempère les années. Aussi, lorsque vient le moment d'aborder sa relation mythique avec Jacques Dutronc, inutile de s'attendre à la voir biaiser et éluder le sujet. C'est ici que la confession prend au contraire son tour le plus affranchi : "Quand on dépend sentimentalement de quelqu'un qui n'est pas disponible, explique-t-elle au Parisien, on est bien obligé de l'attendre ! Il était très important pour moi de montrer que mon attitude de dévotion totale vis-à-vis de lui induisait un comportement désinvolte de sa part. Si je suis restée, c'est parce qu'il y avait des moments très bien. Malgré toutes ces difficultés inhérentes à la condition amoureuse, les années que j'ai vécues avec lui entre 1974 et 1988 sont les plus belles de ma vie. Ça tient à lui en partie, mais aussi à notre fils Thomas [que Dutronc venait voir à peu près trois fois par mois…, NDLR]. D'une certaine manière, ce couple existe toujours. J'ai toujours eu conscience que c'était un privilège d'être aimé par quelqu'un d'aussi particulier. Il avait une telle séduction... Le fait que je ne le voyais pas très souvent, que je ne savais pas ce qu'il faisait, lui donnait une aura très mystérieuse. C'est pour ça que j'acceptais et ça a duré très longtemps pour moi. Moins maintenant, plus du tout même. Il fait partie de cette catégorie d'hommes un peu dissociés : il y a ce qui est en dessous de la ceinture, qui n'a aucune espèce d'importance, et ce qu'il y a au-dessus. La personne qui réussit à intéresser ce genre d'homme est alors mise sur un piédestal dont il ne la descend pas assez souvent. J'espère juste qu'il ne va pas être mal jugé par les gens qui vont lire ce livre."

Comme dans un souci de clarifier encore les choses, elle poursuit : "nous n'attachions ni l'un ni l'autre de l'importance au mariage. Nous ne nous sommes mariés que pour des raisons strictement fiscales. Dans la mesure, aussi, où j'accepte tout à fait qu'il ait quelqu'un dans sa vie." Même si cela n'a pas toujours été facile : Françoise Hardy revient notamment en détails, entre autres écarts, sur la trouble rencontre de Jacques Dutronc et Romy Schneider sur le tournage de L'important c'est d'aimer, du cinéaste polonais Andrzej Zulawski. Sans rien travestir, elle se rappelle que cet épisode a été plus douloureux que tous les autres. On lui avait bien expliqué que Romy Schneider "devait", sur chacun de ses tournages, s'éprendre d'un de ses collaborateurs. Cette fois-ci, le cinéaste et le premier rôle masculin n'étant pas des partis convenables (le premier étant marié, et le second… pas au goût de la sublime comédienne), il fallait que ce soit Jacques. Elle n'y a d'abord pas cru, puis un soir, une comédienne du film lui a dit, crûment " mais ils sont ensemble !" Le choc. Sans rien travestir de sa naïveté d'alors, mais avec la tendresse et la compréhension que peut permettre la nostalgie, elle se souvient de la nuit de planque, des effusions au petit matin face à un Dutronc imperturbable qui rentre seulement chez lui… A bien y regarder, la vie est plus forte que le cinéma.

En 2000, ces amants fantastiques se retrouvent sur l'album Clair obscur pour le duo Puisque vous partez en voyage (Mireille/Jean Nohain). Tout un symbole : "Puisque vous partez en voyage / Puisque nous nous quittons ce soir / Mon coeur fait son apprentissage / Je veux sourire avec courage (...) Promettez-moi d'être bien sage / De penser à moi tous les jours / Et revenez dans notre cage / Où je guette votre retour", chantent-ils ensemble.

La fascinante silhouette du Désespoir des singes, un arbre qu'elle admire à chacune de ses promenades au jardin de Bagatelle, abrite de ces doigts feuillus la sève de cet ouvrage vivifiant. Et toutes les bagatelles qui en sont les fruits précieux.

Le Désespoir des singes… et autres bagatelles, de Françoise Hardy (aux éd. Robert Laffont, 390 p., 21 euros)

Guillaume Joffroy

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