Nous reprenons cette semaine notre bonne habitude hebdomadaire, en vous proposant à nouveau notre sélection des films en salles aujourd'hui !
Pour les sorties du 18 mars, notre choix s'est arrêté sur trois films : une comédie française, un fait divers adapté, et un ovni coréen ! C'est parti !
Coco, de Gad Elmaleh, avec Gad Elmaleh, Gad Elmaleh et Gad Elmaleh.
Coco, 40 ans, self made man, est l'exemple parfait de la réussite sociale. Parti de rien, immigré, il a réalisé en 15 ans une des plus fulgurantes success story des temps modernes grâce à son invention de l'eau frétillante. Mais pour Coco, la plus grande consécration est à venir : la bar-mitsva de son fils Samuel qui aura lieu dans six mois. Il invite tout le monde à "l'événement national de l'année" et promet du jamais vu, de l'époustouflant, du Coco ! Trop obsédé par la perspective d'en mettre plein la vue au monde entier pour "sa" fête, Coco agit avec démesure et frôle la folie sans voir que sa femme, son fils, sa mère et tous ses proches se désolidarisent peu à peu. Cet événement va devenir pour lui un instant de vérité sur son rôle de père.
Que dire... Que dire de ce premier passage de Gad derrière la caméra ? C'est d'autant plus gênant que nous aimons beaucoup le comique et comédien à la rédaction de Purepeople.com, mais nous n'avons d'autre choix que de vous prévenir... de fuir ! Vite !! Fuyez !... Ne vous faites pas prendre pour des... cocos ! Sans aucune consistance, avec un humour répétitif et douteux, sans scénario du tout, "Coco" nous prouve qu'on ne peut pas faire du cinéma n'importe comment avec n'importe quoi, pas en extrapolant le personnage d'un sketch en tout cas. Dire qu'il s'agit d'un "La vérité si je mens raté", serait faire un affront à "La vérité si je mens"... c'est dire... Et c'est d'autant plus triste, que le film fait l'unanimité chez nos confrères. Et pourtant ça cartonne dans les salles ! Comme quoi...
La fille du RER, d'André Téchiné, avec Emilie Dequenne, Catherine Deneuve et Michel Blanc.
Jeanne vit dans un pavillon de banlieue avec sa mère Louise. Les deux femmes s'entendent bien. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne, sans trop de conviction, cherche un emploi. Un jour, en lisant une annonce sur le net, Louise croit que le destin frappe à sa porte. Elle nourrit l'espoir de faire engager sa fille chez Samuel Bleistein, un avocat de renom qu'elle a connu dans sa jeunesse. L'univers de Jeanne et celui de Bleistein sont à des années lumières de distance... Pourtant, ils vont se rencontrer à cause d'un mensonge qui va devenir le fait divers le plus médiatisé et le plus politisé de ces dernières années.
En s'attaquant à un fait divers hyper-médiatique survenu en 2004, où une jeune femme avait déclaré aux forces de l'ordre avoir été victime d'une agression antisémite sur la ligne D des transports en commun parisiens (elle avait avancé qu'elle avait été attaquée, elle et son bébé, puis qu'on lui avait marqué des croix gammées sur le corps), alors que ce n'était qu'un mensonge, le réalisateur des "Voleurs" et des "Roseaux Sauvages" ne signe pas son meilleur film, mais le meilleur film français de la semaine. Ce qui, vu le premier film traité dans cette chronique, est déjà pas si mal.
The Chaser, de Na Hong-jin, avec Kim Yoon-seok, Ha Jeong-woo et Yeong-hie Seo.
Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.
A l'instar d'un Park Chan-wook ("Sympathy for Mr. Vengeance", "Old Boy"), Na Hong-jin, surfe, pour son premier film, sur cette nouvelle vague du cinéma coréen, qui met du baume au coeur à tous les cinéphiles qui sommeillent en chacun de nous, tant son film déborde de passion, d'innovations, d'idées et de beauté, malgré un sujet glauquissime. "The Chaser" s'affiche comme LE thriller du moment, et indéniablement un film que vous pouvez aller voir les yeux fermés (si vous avez le coeur bien accroché), car c'est tout simplement... le film de la semaine !
Bonnes toiles !
Adam Ikx
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