S'il a perdu, il n'a pas pour autant complètement déçu. La frustration du compétiteur se lisait sur le visage de Gaël Monfils au moment de recevoir le trophée du finaliste tandis que Novak Djokovic brandissait la coupe du vainqueur, ce dimanche 15 novembre, sur le court du Masters 1000 BNP Paribas de Paris-Bercy. Mais le Français, fidèle à ce que l'on sait de lui, a fait le spectacle, faisant durer le suspense et multipliant les cascades, allant au tapis et se relevant pour finalement mordre la poussière avec panache.
Spécialiste des sauvetages improbables, des retours tentaculaires et de l'énergie explosive, Sliderman, mené 6-2, 3-0, est parvenu à inverser la tendance et à pousser le Serbe, actuel troisième joueur mondial et bourreau de Rafael Nadal au tour précédent, dans ses retranchements. Sous les yeux de sa compagne Jelena Ristic, Djokovic a néanmoins bouclé son numéro de destructeur inflexible : victorieux sur le score de 6-2, 5-7, 7-6 après 2h43 de combat et un tie break éprouvant (et une double faute à pleurer de La Monf'), le Serbe empoche un deuxième tournoi majeur d'affilée après avoir abattu Roger Federer sur ses terres, à Bâle. Et demeure l'homme en forme, avec 76 victoires cette saison, leadership exclusif. "Un cyborg", pensa un moment Monfils, hier.
Pour le porter plus haut, pourtant, 14 000 spectateurs survoltés : le Masters BNP Paribas confirme d'année en année son succès d'estime et sa popularité, et c'est à guichets fermés que La Monf' défendait ses chances à domicile. Le Parisien pouvait notamment compter sur les encouragements bruyants de M. Pokora, déchaîné, du nouveau député des Yvelines David Douillet, du patron de Canal+ Bertrand Meheut, Cédric Pioline, ou encore de Rama Yade, descendue plus tard sur le court pour remettre aux deux joueurs leurs trophées.
Rendez-vous en 2010 avec un Gaël revanchard !
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