Alors qu'elle a bouclé son tour de France des élections régionales des miss qui s'affronteront pour la couronne de miss France 2009 le 6 décembre, Geneviève de Fontenay va encore avoir maille à partir avec une de ses anciennes protégées. Et l'injure publique, dont elle va devoir répondre, ça se paye cher !
Avant de pouvoir enfin se débarrasser de la Bègue, qui n'existe déjà plus pour elle ("Valérie Bègue ? Je ne sais pas qui c'est. Elle est sortie de ma vie", affirmait-elle au Parisien du 27 octobre) mais semble malgré tout l'encombrer plus qu'un peu, l'impitoyable Geneviève va déjà devoir faire face à Luce Auger, miss France… 1961.
A 74 ans, cette dernière a en effet assigné devant le tribunal correctionnel de Marseille, le 12 septembre dernier, la dame au chapeau : la cour étudiera le chef d'accusation d'injure publique à partir de vendredi 14 novembre. Suite à des déclarations de Luce Auger, qui avait affirmé que, à son époque, la présidente du comité Miss France demandait à certaines des candidates de poser pour des photos, seins nus de préférence, quelques jours avant l'élection nationale, Mme de Fontenay avait eu une réaction musclée, illustrée par son langage occasionnel de charretier.
En plein mandat polémique de Valérie Bègue, Geneviève de Fontenay avait modérément goûté l'attaque d'une de ses aïeules ; sur le site du Matin suisse, qui l'avait contactée à ce propos, elle y répondait avec sa réserve et son discernement naturels : "c'est une salope, une perverse, une méchante". Comme la Bègue, quoi. Toutes des "…", dans la bouche énervée de Geneviève.
Il faut dire que le contentieux entre les deux femmes remonte au Moyen-Age des miss France : Luce Auger avait été illégalement destituée de son titre "pour raisons professionnelles", selon Geneviève de Fontenay — qui estime que l'ex-miss surfe sur la polémique Bègue pour assouvir "un désir de vengeance" —, avant d'être rétablie dans ses fonctions par la justice.
Au titre des injures proférées par voie de presse par la Cruella Denfer de l'institution miss France, Luce Auger réclame 50 000 euros en réparation du préjudice moral subi (si le tribunal reconnaît l'injure publique, l'amende encourue est déjà de 12 000 euros).
Quant à Maître Gilbert Collard, le très médiatique et truculent avocat de la plaignante, il ironisait : "ce n'est pas parce que Mme de Fontenay a un chapeau qu'il faut qu'elle fasse porter la casquette à tout le monde". Et vlan, ça décoiffe !
On a beau chercher à en rire : si toutes les embrouilles de Geneviève durent à vie, on risque d'entendre parler encore longtemps de l'affaire Bègue !
Guillaume Joffroy
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