Geneviève de Fontenay, 76 ans, a beau être une force de la nature, il est des choses contre lesquelles elle ne peut rien.
Depuis qu'elle et son fils, Xavier de Fontenay (Poirot de son vrai nom), ont vendu en 2005 le concours Miss France à Endemol, Geneviève n'est plus propriétaire que du Comité Miss France. C'est par ce biais qu'elle protège la morale et l'éthique des Miss, et qu'elle reste influente sur la bonne marche du concours.
Problème, cette indépendance à un prix... Endemol ne s'occupe que du concours à proprement parlé (le voyage des Miss, l'élection et l'année de règne de Miss France). Le reste (les élections des Miss régionales), c'est GdF qui gère.
Ainsi, lorsque Marine Beaury, la première dauphine de Chloé Mortaud (Miss France 2009) à l'élection de Miss Albigeois- Midi Pyrénées, demande l'invalidation de ce concours - pour cause de triche, affirme t-elle - devant la justice, c'est Geneviève et son comité qui se retrouvent sur le banc des accusés... Pas Endemol.
Et les frais d'avocat coûtent cher, très chers même. Dans le journal Nice Matin, Geneviève confie qu'elle a du renflouer elle-même les comptes du Comité de près de 50 000 €. Mais imaginez si la justice venait à trancher en faveur de Beaury, et condamnait (le 12 juin prochain, jour du verdict) le Comité à verser des indemnités compensatoires...
Geneviève espère que les galas régionaux à venir permettront de sortir son Comité du rouge... Mais dans une situation pareille, les yeux se tournent vers Endemol, dont la Société Miss France, dirigée par Sylvie Tellier (Miss France 2002 et remplaçante potentielle de Geneviève ), n'a pas bougé le petit doigt.
Restons confiants cependant. Pour le moment, Endemol sait que le sort de l'institution Miss France et complètement lié à celui de Geneviève de Fontenay. On ne tue pas la poule aux oeufs d'or, même si celle-ci vous vole régulièrement dans les plumes !
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