Si l'univers des miss a donné lieu en début d'année à une comédie légère, avec la sortie d'une des dernières réalisations de Patrice Leconte (La Guerre des Miss), la véritable guerre des miss, dans la réalité, est nettement moins bon enfant.
Depuis des mois, Geneviève de Fontenay, présidente du comité miss France, et Luce Auger, miss France 1961 destituée de son titre, se livrent à une empoignade judiciaire des plus inconvenantes, qui n'est pas pour redorer le blason du concours de beauté.
Le scandale avait été initié par Luce Auger, qui, avec le renfort d'une autre miss déçue des pratiques du comité, avait dénoncé les agissements de la dame au chapeau et de son mari de l'époque, affirmant qu'ils obligeaient des candidates à poser seins nus.
Une attaque qui n'avait appelé d'autre réplique de la part de dame Geneviève que ce très élégant "salope" qu'elle lâcha dans la presse helvétique (une première action en justice de Luce Auger échoua en raison de cette extraterritorialité), réitéré en France dans le magazine Télé Câble Sat Hebdo (édition du 28 février 2009), prêtant ainsi le flanc à une nouvelle procédure, et assumé à nouveau devant le tribunal le 1er septembre dernier : "J'étais tellement révoltée, scandalisée par ces allégations mensongères (...) Je ne trouvais pas d'autre mot", avait ainsi soutenu la bouillante septuagénaire.
Luce Auger, soutenue par Michel Le Parmentier (qui n'est autre que la mangouste du serpent de Geneviève, puisqu'il est à la tête de l'Association internationale des concours de beauté pour les pays francophones, organisme rival et détracteur du comité miss France), réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts au titre d'injure publique. Elle a été en partie entendue par le tribunal de Nanterre, qui a infligé à Cruella de Fontenay une amende de 500 euros assortie d'un euro symbolique de dommages intérêts.
On ignore si Geneviève de Fontenay a juré en apprenant la nouvelle du verdict.
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