La course aux Oscars est bel et bien lancée ! Alors que la 66e Mostra de Venise et le Festival de Deauville n'ont pas encore enroulé le tapis rouge et éteint leur projecteurs, les regards cinéphiles sont d'ores et déjà braqués sur Toronto, qui accueille en ce moment le plus important festival de cinéma nord-américain.
Le génial réalisateur Steven Soderbergh n'a pas tardé à y faire son apparition pour présenter The Informant, un thriller d'espionnage industriel (un registre qui avait réussi à Révélations de Michael Mann) dans l'industrie agroalimentaire. Et si Matt Damon, son interprète principal, qui l'avait accompagné avec son épouse Luciana dans la Cité des Doges, avait fait l'impasse sur Deauville, il était bien présent pour évoquer ce rôle qui a nécessité qu'il prenne 15 kilos, et porte moustache et perruque.
Un sacrifice qu'il espère bien voir payer dans la perspective des prochaines statuettes qui serton attribuées : "J'ai pointé tous les éléments qui semblent faire gagner des prix, puis nous avons en fait créé un algorithme et écrit le film autour de lui", a-t-il plaisanté tout en remarquant que la métamorphose de Charlize Theron pour Monster lui avait valu un Oscar.
"En termes de compétition, je suis ici pour gagner", a encore déclaré Matt Damon pour enfoncer le clou, tandis que Soderbergh renchérit : c'est "pour gagner un Oscar" que nous avons fait un film. Scott Bakula, mythique visage de la série Code Quantum et autre protagoniste de The Informant, était également présent.
Rien n'est joué d'avance, dans la course aux récompenses, puisque la compétition s'annonce déjà relevée.
Pendant que Matt, Steven et Scott, défendaient leur projet, George Clooney faisait également son arrivée à Toronto, sans sa sublime compagne, l'Italienne Elisabetta Canalis, qui était apparue à son bras lors de la Mostra. En compagnie de ses très photogéniques partenaires de The Men Who Stare At Goats, Ewan McGregor et Jeff Bridges, il a tenté de séduire les journalistes lors de la conférence de presse. Quant au public, il était conquis d'avance, et George s'est employé à signer quelques autographes de sa main bandée (depuis son mystérieux accident).
Enfin, à Toronto toujours, où le planning était chargé d'emblée, Jennifer Connelly et Paul Bettany ont présenté Creation, le biopic consacré à Charles Darwin par le réalisateur Jon Amiel.
Chacun son arme fatale en conférence de presse : la grimace pour Matt, les clowneries pour George, le flegme pour Paul.
G.J.
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