Le 18 mai dernier, ce diable de Gonzales est entré dans l'histoire. Epuisé, mais ému et transcendé. Le génial pianiste-arrangeur-MC canadien venait de poser les dernières notes d'un concert qui aura duré précisément 27 heures, 3 minutes et 44 secondes - chrono validé par l'émissaire du Guinness des Records, qui lui a remis son "certificat" (du record du plus long concert solo jamais réalisé), un grand moment que nous vous proposons d'ailleurs de revivre en vidéo.
A l'occasion de ce concert marathon non-stop tenu selon les règles du Guinness (une pause d'un quart d'heure tolérée toutes les trois heures, et une pause de trente secondes entre chaque morceau), cet artiste inénarrablement à part aura fait les délices du public du Théâtre Ciné 13 de Claude Lelouch en reprenant près de 300 morceaux dans une sélection des plus éclectiques - de Gershwin à Britney Spears, de l'Hymne à la joie de Beethoven à The Eye of the Tiger extrait de Rocky III. 85.000 personnes à travers le monde ont visionné le concert en direct via Internet : le nom Gonzales est devenu le "twitter trend" n°2 dans le monde sur la même période.
Un véritable exploit de la part de celui qui prête ses mains au Gainsbourg de Joann Sfar et a prêté ses talents aux albums de Jane Birkin, Feist, Christophe Willem ou encore, dernièrement, Arielle Dombasle, qu'il sera possible de revisiter dès le 20 juillet, date de sortie digitale du Guinness World Record en quatre albums (One Night Standards, Live Originals, 1980's Hit Parade, Friends Of Mine) et en intégrale (The Works) !
En bonus, voici la version inédite de Beat it réalisée par le fantasque pianiste, qui résonne comme un hommage inattendu et prenant au défunt King of Pop. Un hommage d'autant plus troublant que le tout premier album de Gonzales, publié sous son véritable nom (Jason Beck), s'intitule... Thriller. Ça file des frissons, non ?
G.J.
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