Evincé de Blur, qu'il avait cofondé près de 15 ans auparavant avec Damon Albarn, à l'entame de l'enregistrement de Think Tank (2003), Graham Coxon est l'illustration parfaite du fait qu'il y a bien une vie en solo après le succès en groupe. Un angle d'autant plus convaincant lorsqu'on remarque qu'il a grandement contribué à Grace/Wastelands premier album solo de Pete(r) Doherty, qu'il a réalisé et sur lequel il assure la partie guitare sur toutes les pistes (sauf une).
Très productif depuis qu'il est seule maître de sa destinée et a laissé derrière lui ses moeurs de rockeur (son goût prononcé pour la boisson, notamment), Coxon, auteur de toutes les créations graphiques illustrant ses réalisations, a fait paraître en mai 2009 son septième album en onze années, The Spinning Top. Un concept-album particulièrement encensé qui a pour particularité de fonctionner comme le récit d'une vie d'homme, de la naissance à la mort.
Après avoir promu The Spinning Top avec le single Sorrow's Army (8e des quinze pistes de l'album), c'est son prédécesseur dans la tracklist, Dead Bees, qui a été extrait de ce disque réalisé par Stephen Street (Blur, The Smiths, The Cranberries, Morrissey) en tant que second single.
Une litanie morbide ("Oh child you settle down/Lest he comes back/Oh do you wanna see a dead rat?/No he ain't comin back, he's stretchin on a rack/Oh have you ever seen?/A dead man") tendance lo-fi servie par un clip saisissant que nous vous proposons de regarder ci-dessus.
A noter que Graham Coxon, qui avait renoué ponctuellement avec Blur cet été, sera en concert vendredi 2 octobre au Bikini à Toulouse, samedi 3 octobre au Mediator à Perpignan, lundi 5 octobre au Zénith de Paris.
Guillaume Joffroy
Faire un lien vers cet article







Cliquez sur un smiley pour l'insérer.