Florence Cassez, la jeune Française comdamnée à 60 ans de prison au Mexique, pour "participation à des enlèvements" (qu'elle a toujours niée), est inquiète pour sa santé : elle affirme que rien n'est fait, dans la prison où elle est incarcérée, pour prévenir une éventuelle contagion et risque de contracter la grippe porcine.
Elle a donc fait parvenir un courrier au président de la République où elle le supplie de lui venir en aide. Elle explique notamment qu'il est impossible de se procurer des masques et que, du fait qu'elle souffre actuellement d'un laryngite, elle est "plus vulnérable au virus".
Par ailleurs, elle souligne l'indifférence des autorités: "Le médecin de la prison nous a dit que la grippe n'existait pas et que c'était une invention des politiques."
"Monsieur le président, je vous en supplie, rapatriez-moi", écrit-elle.
Ce matin, Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, a indiqué que Nicolas Sarkozy recevra les parents de Florence Cassez "dans les prochains jours".
Par ailleurs, Jean-Luc Roméro, président d'Elus locaux contre le sida (ELCS) et Alain Fouché, sénateur UMP ont, vendredi, réclamé eux aussi le rapatriement immédiat de la jeune Française.
L'épidémie de grippe porcine permettra-t-elle d'accélérer les procédures qui permettraient à Florence Cassez de purger sa peine (réduite) en France ? Rien n'est moins sûr. La pandémie semble moins dangereuse qu'estimé au préalable. Le virus serait moins agressif que celui d'une grippe ordinaire, et tous les patients pris en charge à temps sont en voie de guérison.
Cependant, l'idée d'un rapatriement pour des raisons sanitaires pourrait accélerer le processus en cours. A condition que les autorités mexicaines se montrent conciliantes, ce qui n'a guère été le cas jusqu'à présent.
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