Avis à tous ceux qui ont fêté, fêtent ou fêteront leurs 50 ans de carrière : en cas de besoin, il y aura jurisprudence. Décédé le 13 février 2008 et désormais illustre résident du cimetière parisien du Père-Lachaise, Henri Salvador vient de remporter une bataille judiciaire posthume.
Comme le révélait hier le Journal du Dimanche, le natif de Cayenne a obtenu gain de cause dans le différend l'opposant à la société Jacky Boy Music (JBM), avec laquelle il était entré en litige bien avant de tirer sa révérence.
Initiée il y a quatre ans, l'action intentée visait la commercialisation en grande surface, au prix symbolique de un euro, d'une compilation de dix-huit chansons enregistrées par Henri Salvador entre 1948 et 1952, éditée par JBM.
"Même pour des oeuvres tombées dans le domaine public (plus de 50 ans après leur premier enregistrement), signale Me Joëlle Aknin, avocate d'Henri Salvador, un artiste-interprète peut s'opposer à toute reproduction altérée de ses oeuvres, et il peut en interdire la vente dans un cadre étranger à la sphère artistique, comme les hypers, en vertu de son droit moral d'auteur".
L'auteur et interprète de tant de mélodies populaires avait esté en justice, estimant que JBM avait porté atteinte à son droit moral d'artiste-interprète, à ses droits d'auteur pour six des titres utilisés, et à son image, la photographie servant de pochette ayant été reproduite sans son autorisation.
Zorro est arrivé, et la Cour de cassation a statué en son sens.
G.J.
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Il est évident que Henri Salvador n'était pas assez généreux pour laisser son CD en vente à un euro, ce qui aurait permis aux plus démunis d'écouter quelques unes de ses chansons, ça ne lui aurait pas rapporté assez de droits d'auteur... Quand un mec abandonne femme et enfant, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il soit bon avec les autres






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