A 47 ans, le charismatique acteur britannique multiplie les frasques au lieu des films. Simple mauvaise passe ou crise de la quarantaine suraiguë ?
Depuis sa rupture, en février 2007, avec la brillante Jemima Khan, Hugh Grant régale les tabloïds de ses écarts de conduite récurrents. A 47 ans, après 3 ans d'une relation aussi ambiguë que médiatisée, le britannique a renoué avec les frasques qui ont façonné une facette - pas la plus flatteuse - de sa notoriété. Moins il tourne pour le 7ème art, plus il alimente les colonnes show-bizz des tabloïds. Son dernier rôle conséquent, il l'a interprété dans la suite à succès du non-moins successful Journal de Bridget Jones, intitulée Bridget Jones : L'âge de raison. De toute évidence, l'âge de raison, c'était pour Bridget, pas pour lui.
Propulsé star mondiale par le chef d'œuvre d'humour so british 4 Mariages et 1 enterrement, son arrestation l'année suivante pour conduite indécente avec la prostituée Divine Brown va paradoxalement booster sa carrière et le consacrer icône sexy. Fin 2007, alors que le succès du film Le Come-back, sorti en mars, redore son blason, Hugh Grant recourt à nouveau à ses exploits nocturnes pour faire parler de lui : surpris mi-octobre descendant des rhum-coca au beau milieu d'une soirée pyjama d'étudiantes (20 ans de moyenne d'âge), les photographies avaient fait le tour de Facebook... et des tabloïds.
En décembre de la même année, il s'était trouvé bien embarrassé quand il avait appris que les deux charmantes Espagnoles qu'il draguait étaient... des prostituées. Un moment de distrction, sans doute...
Son parcours est étonnamment sinusoïdal, passant d'un extrême à l'autre : du haut de l'affiche aux tréfonds des scandales et des projets cinématographiques avortés. Une dualité qui reflète finalement assez bien celle de l'homme : d'une facilité et d'un charisme déconcertants à l'écran, Hugh Grant fait montre d'une misanthropie et d'un caractère acariatre à la ville.
Côté cinéma, si la critique — qui l'accuse de se contenter d'incarner des stéréotypes — n'est pas tendre, ses collaborateurs saluent son intelligence et son perfectionnisme : Colin Firth estime que peu d'autres acteurs ont cette capacité à restituer à l'écran une telle décontraction teintée d'ironie. Si Hugh Grant passe pour ne pas être très liant durant les tournages, c'est parce qu'il est tout acquis à son effort. D' une incomparable méticulosité dans la préparation de ses rôles, il réinvente sans cesse, subtil et obstiné, jusqu'à obtenir la bonne prise.
Un jusqu'-au-boutisme méritoire qu'il n'applique malheureusement pas à sa vie privée. Son comportement à l'égard des médias, en particulier, ne plaide pas en sa faveur. En avril dernier, il avait même été arrêté pour l'agression d'un paparazzo - puis relâché, faute de preuves. Protégeant avec acharnement sa vie privée, ses sarcasmes et autres sorties contre la presse en font un très mauvais client - « un pauvre type et un vrai connard », selon Jessica Callan, ancienne rédactrice de la rubrique Célébrités du Daily Mirror. Il mène lui-même ses interviews, outrage la presse, insulte ses fans et ses pairs, etc. Ombrageux, irascible, arrogant, Hugh Grant est aussi désagréable à la ville que plaisant à l' écran. Comme s'il ne supportait pas la lumière des projecteurs - plutôt gênant pour un acteur de premier plan...
En début de semaine, Hugh Grant a été aperçu avec... Jemima Khan ! Durant 3 jours passés à Paris, la romance a repris son cours : ils ont pris du bon temps et visité des appartements, à l'abri - ou presque - des regards indiscrets. Et si, pour changer, Hugh Grant jouait l'acariâtre et le torturé au cinéma, et le décontracté au sourire bright dans la vie de tous les jours ?
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