La dernière fois qu'on a vu cet éternel ado de 48 ans au grand écran — mais si, souvenez-vous : c'est un acteur de métier ! —, c'était dans… Le Come-Back ! Un titre qui augurait d'un second souffle pour une carrière qui commençait à en manquer cruellement : depuis Love Actually (2003) où il se rappelait à notre bon souvenir à la faveur d'un déhanché qui n'appartient qu'à lui, et Bridget Jones : l'âge de raison l'année suivante, Hugh Grant est de nouveau en panne.
Et cela ne va pas en s'arrangeant. Le plus séducteur des comédiens britanniques, dont la vie amoureuse nébuleuse et les moeurs tumultueuses ont depuis longtemps éclipsé les talents un peu stéréotypés d'acteur, était en selle pour un nouveau come-back (le film du même nom n'avait pas vraiment fait mouche) : il devait en effet tenir la vedette de Lost for words, de Susanne Bier (Things we lost in fire).
Un rôle cousu main pour lui : il était supposé camper un… acteur britannique (ça, il connaît) sur le tournage du film d'une réalisatrice chinoise. D'abord intéressé par la traductrice qui officie sur le plateau, il s'éprend rapidement de la réalisatrice (ça aussi, c'est dans ses cordes), campée par Zhang Ziyi (Mémoires d'une geisha). Mais leur romance sera contrariée par l'interprète, qui ne traduira que ce qu'elle voudra bien traduire.
Le problème, c'est que le scénario de Jamie Curtis et Dan Mazer, en l'état, ne convenait pas à Hugh Grant — et là, permettez-nous, exceptionnellement, de ne pas lui en vouloir. Mais l'équipe du film n'a pas réussi à l'adapter de façon à ce qu'il convienne à tout le monde. Conséquence, la production a décidé de poursuivre le projet… sans lui ! Il se retrouve à nouveau avec… zéro projet. Pour l'heure, son remplaçant n'est pas connu.
Dommage, surtout quand on sait que c'est la société Working Title qui est aux commandes, celle-là même qui a offert à Hugh Grant certains de ses plus grands succès, tels que Quatre mariages et un enterrement, Coup de foudre à Notting Hill ou encore Love Actually.
Bon, ben, ça sent déjà la retraite, pour Hugh…
Guillaume Joffroy
Faire un lien vers cet article

(l) 





Cliquez sur un smiley pour l'insérer.