C'est la génération Mansour Bahrami, celle des anciens artistes du tennis, parmi lesquels de vrais artistes de... music-hall ! Si, aujourd'hui, on ne peut guère compter que sur les pitreries occasionnelles d'un Novak Djokovic, les grands amuseurs font désormais partie de l'histoire de ce sport.
Le Roumain Ilie Nastase, en son temps, a réalisé un exploit inédit : se voir décerner, en 1981, lors du tournoi de Roland-Garros, à la fois le Prix Orange (désignant le joueur le plus fair-play d la quinzaine) et le Prix... Citron (réservé au joueur ayant le plus mauvais caractère). Un duo improbable qui illustre joliment ce que fut la carrière du tennisman, et la façon dont il a marqué les esprits. En 1990, d'ailleurs, toujours aux Internationaux de France, il obtient le très prestigieux Prix de la Décennie.
Réputé pour prendre à parti les arbitres, mais aussi pour ses comportements comiques sur le courts et ses... contacts avec le public, Ilie Nastase, 62 ans, marié en troisième noces depuis 2004 au mannequin Amalia Teodorescu (de trente ans sa cadette), vient de recevoir les insignes de chevalier de la Légion d'honneur, des mains de l'ambassadeur de France à Bucarest, Henri Paul. "Le public français, à cause de votre faconde, et de votre relation détendue et sympathique avec lui, vous a adopté et vous aime", a déclaré ce dernier.
"Cette médaille vient d'un pays qui n'est pas le mien mais que j'aime", s'est ému l'ancien champion, recevant la distinction devant ses illustres compatriotes la gymnaste Nadia Comaneci, le footballeur Gheorghe Hagi, et l'ex-président Ion Iliescu.
Faire un lien vers cet article

Cliquez sur un smiley pour l'insérer.