Alors que le quatrième volet des aventures du docteur Jones, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, déferlera sur les écrans dans deux semaines jour pour jour — après avoir été projeté en avant-première mondiale à Cannes —, les rumeurs vont bon train autour de l'intrigue de ce dernier pan de la tétralogie.
Il faut bien avouer que si l'attente augmente le désir, les 19 ans d'attente infligés aux fans pour retrouver Indi ont le don de rendre hystérique : et ce d'autant plus que Steven Spielberg a tout fait pour préserver le secret le plus total, au prix de conditions drastiques.
Début 2007, après 17 ans passés à éplucher quelque 15 scénarii, celui de David Koepp (Spider-man, La Guerre des mondes, Jurassic Park, Mission : Impossible) est retenu par Steven Spielberg, Harrison Ford et George Lucas. Harrison Ford aura d'ailleurs été le seul privilégié à avoir lu le scénario avant de signer son contrat : tous les autres acteurs, dont la star montante Shia LaBeouf, ont dû, eux, prendre leur décision "à l'aveugle".
Seule autre exception, mais sous haute sécurité : John Hurt, 68 ans, auquel le précieux texte a été porté par messager... lequel messager l'a récupéré sitôt la lecture faite !
Evidemment, durant toute la durée de tournage, les protagonistes étaient tenus par une clause de confidentialité sévère. Le jeune Tyler Nelson peut en témoigner : lui qui dansait sur un air de balalaïka dans une scène clé a eu le malheur de fracturer le sceau du secret, parlant un peu trop dans un journal de l'Oklahoma. Coupé au montage par un Spielberg hors de lui, "ce type ne retravaillera pas à Hollywood avant longtemps", commente la production.
Ajoutez à cela les palissades dressées autour du campus de Yale qui hébergeait le tournage, les stars dissimulées sous des capuches entre les prises de vue et séparées les unes des autres pour ne pas être les proies des paparazzi, aucune projection presse naturellement, et vous obtenez ce que l'hebdo Le Point, dans son édition courante, appelle "le secret le mieux gardé de Hollywood".
Shia LaBeouf, le jeune héros de Transformers, s'amusait même, à ses risques et périls, de la paranoïa de Spielberg : "La blague que je raconte, dit-il, est que Steven avait embauché des snipers pour me suivre". Mais n'est-ce réellement qu'une blague ?
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