Il y a un an et un jour, Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne de 47 ans, a été libérée après six années passées en captivité aux mains des FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie à la suite de l'opération "Jaque".
Après une libérationqui avait été particulièrement médiatisée, elle a mené une campagne pour sensibiliser les leaders mondiaux au problème du terrorisme. Ingrid Betancourt a ensuite décidé de se consacrer à l'écriture de ses années passées dans la jungle colombienne en s'isolant pour mener à bien son travail.
Hier, comme nous l'avions annoncé, elle était l'invitée du Journal de 20h sur TF1 de Laurence Ferrari. Sereine et souriante, elle a répondu aux questions de la journaliste sur sa reconstruction, mais aussi sur ses relations avec ses compagnons d'infortune qui se présentent aujourd'hui comme ses détracteurs à travers deux livres ; Out of Captivity, des trois Américains Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves et Captives de Clara Rojas. Enfin, elle annonce fièrement son projet d'adaptation cinématographique.
Cependant, elle a ouvert l'interview en demandant de continuer la lutte pour les autres otages : "Je ne veux pas qu'on les oublie". Pour elle, la date du premier anniversaire de sa libération doit servir de rappel pour ceux qui sont toujours privés de liberté. Elle a déjà fait ces déclarations dans un communiqué ce même jour.
Mère de deux enfants, Mélanie et Lorenzo, très investis dans la mobilisation pour sa libération, elle mène désormais une vie normale auprès d'eux mais également auprès de sa mère qui l'a beaucoup soutenue et qu'elle remercie une nouvelle fois en direct. Elle ne fait cependant aucune allusion à Juan Carlos Lecompte qu'elle a épousé en 1997 mais de qui elle vient de demander le divorce.
Elle profite de son intervention à la télévision pour remercier les dirigeants qui ont contribué à sa libération, Alvaro Uribe, président de la Colombie, Nicolas Sarkozy, Hugo Chavez, président du Venezuela mais aussi Jacques Chirac, Dominique de Villepin mais aussi tous les groupes qui ont lutté pour sa libération.
Vient la page des co-détenus qui n'ont pas été tendres avec Ingrid Betancourt. Face aux critiques, même si elles l'ont blessées, elle n'est qu'amour : "Ce sont mes compagnons, mes frères, ma famille, je les aime." Pour expliquer les différends qui ont pu avoir lieu durant leur captivité, elle explique qu'ils étaient tous "des écorchés vifs" mais elle a essayé "d'être toujours le mieux possible". Selon elle, avec le temps, ils seront tous dans la solidarité. Aujourd'hui, elle ne veut garder que les moments de grandeur. Elle a oublié comment elle s'est sauvée à Deauville pour ne pas parler à Clara Rojas ?
Ingrid Betancourt, qui se porte "merveilleusement bien", a un autre projet qui va plus loin que son livre prévu pour 2010 : un film. Elle est très impliquée dans ce projet qui sera adapté de l'oeuvre qu'elle écrit. Kathleen Kennedy, productrice hollywoodienne à qui l'on doit La Liste de Schindler, a obtenu l'accord enthousiaste d'Ingrid Betancourt. Comme pour son livre, elle prend son temps dans ce projet, pour que les lecteurs puis les spectateurs, prennent conscience de ce que c'est de ne plus être libre.
Une longue intervention pour mettre les choses à plat, tendre la main à ses détracteurs et préparer aussi son retour sur la scène médiatique. Quel métier d'être une sainte !
Cliquez-ici pour regarder son intervention au cours du journal de 20h de TF1.
SY
Après une libérationqui avait été particulièrement médiatisée, elle a mené une campagne pour sensibiliser les leaders mondiaux au problème du terrorisme. Ingrid Betancourt a ensuite décidé de se consacrer à l'écriture de ses années passées dans la jungle colombienne en s'isolant pour mener à bien son travail.
Hier, comme nous l'avions annoncé, elle était l'invitée du Journal de 20h sur TF1 de Laurence Ferrari. Sereine et souriante, elle a répondu aux questions de la journaliste sur sa reconstruction, mais aussi sur ses relations avec ses compagnons d'infortune qui se présentent aujourd'hui comme ses détracteurs à travers deux livres ; Out of Captivity, des trois Américains Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves et Captives de Clara Rojas. Enfin, elle annonce fièrement son projet d'adaptation cinématographique.
Cependant, elle a ouvert l'interview en demandant de continuer la lutte pour les autres otages : "Je ne veux pas qu'on les oublie". Pour elle, la date du premier anniversaire de sa libération doit servir de rappel pour ceux qui sont toujours privés de liberté. Elle a déjà fait ces déclarations dans un communiqué ce même jour.
Mère de deux enfants, Mélanie et Lorenzo, très investis dans la mobilisation pour sa libération, elle mène désormais une vie normale auprès d'eux mais également auprès de sa mère qui l'a beaucoup soutenue et qu'elle remercie une nouvelle fois en direct. Elle ne fait cependant aucune allusion à Juan Carlos Lecompte qu'elle a épousé en 1997 mais de qui elle vient de demander le divorce.
Elle profite de son intervention à la télévision pour remercier les dirigeants qui ont contribué à sa libération, Alvaro Uribe, président de la Colombie, Nicolas Sarkozy, Hugo Chavez, président du Venezuela mais aussi Jacques Chirac, Dominique de Villepin mais aussi tous les groupes qui ont lutté pour sa libération.
Vient la page des co-détenus qui n'ont pas été tendres avec Ingrid Betancourt. Face aux critiques, même si elles l'ont blessées, elle n'est qu'amour : "Ce sont mes compagnons, mes frères, ma famille, je les aime." Pour expliquer les différends qui ont pu avoir lieu durant leur captivité, elle explique qu'ils étaient tous "des écorchés vifs" mais elle a essayé "d'être toujours le mieux possible". Selon elle, avec le temps, ils seront tous dans la solidarité. Aujourd'hui, elle ne veut garder que les moments de grandeur. Elle a oublié comment elle s'est sauvée à Deauville pour ne pas parler à Clara Rojas ?
Ingrid Betancourt, qui se porte "merveilleusement bien", a un autre projet qui va plus loin que son livre prévu pour 2010 : un film. Elle est très impliquée dans ce projet qui sera adapté de l'oeuvre qu'elle écrit. Kathleen Kennedy, productrice hollywoodienne à qui l'on doit La Liste de Schindler, a obtenu l'accord enthousiaste d'Ingrid Betancourt. Comme pour son livre, elle prend son temps dans ce projet, pour que les lecteurs puis les spectateurs, prennent conscience de ce que c'est de ne plus être libre.
Une longue intervention pour mettre les choses à plat, tendre la main à ses détracteurs et préparer aussi son retour sur la scène médiatique. Quel métier d'être une sainte !
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