On a souvent vu les proches d'Ingrid Betancourt lui tenir la main, l'embrasser, l'enlacer dès sa sortie de l'avion qui la ramenait à la liberté. Tous étaient au premier plan sauf un, Juan Carlos Lecompte, son mari.
« J'aurais préféré qu'elle soit un peu plus affectueuse avec moi, pas si froide». Ces propos, tenus par Juan Carlos Lecompte, le mari d'Ingrid Betancourt, témoignent de toute l'amertume de celui qui s'est battu, pendant plus de six ans, pour la libération de sa femme. Et qui fut éclipsé de la scène médiatique, dès l'arrivée de l'avion de l'ex-otage franco-colombienne sur le tarmac de la base militaire de Catam, mercredi dernier.
« Le bonheur n'est pas complet parce qu'en ce moment, j'aimerais être avec elle [...]. Je ne dois pas exclure que tout soit terminé avec Ingrid. Ça se peut. Je le pense maintenant, mais je le pensais déjà avant. Son amour pour moi pourrait avoir pris fin dans la jungle [...]. Que puis-je faire ? Il faut laisser du temps aux choses », a-t-il déclaré dans un long entretien au journal colombien El Tiempo, reprit par leJdd.fr.
Si Juan Carlos Lecompte sait que son épouse a « besoin » d'être avec ses enfants, il savoure mal son éviction du tableau des retrouvailles. Mélanie, Lorenzo, Yolanda et Astrid (la mère et la soeur avec qui il n'a pas de bons rapports pendant la détention de son épouse) et même Fabrice Delloye, l'ex, le père des enfants, ont largement exposé leur bonheur retrouvé. Mais sans lui. Après plus de six ans d'attente et de combat, le mari de la femme la plus médiatisée du monde, ne l'aura vue que 48h. Ingrid n'aura de son côté pas débordée d'affection envers lui, minimisant tous les gestes tendres... Aurait-elle eu vent des prétendues liaisons de son mari ?
« Je savais qu'elle allait me demander du temps seule avec ses enfants [...]j'ai été parfaitement d'accord », poursuit-il.
Pour sa part, Fabrice Delloye a déclaré que Juan Carlos avait fait « beaucoup pour la libération d'Ingrid ». « Il n' a pas pu venir à Paris [...] il avait d'autres choses à faire », a -t-il ajouté lors d'une conférence de presse, la semaine dernière. Et d'ajouter lorsqu'on l'a interrogé sur l'emploi du temps de son ancienne femme : je ne suis "que son ex- mari".
Le mari, pour sa part, conclut, désolé :« Je l'ai déjà attendue six ans et demi »
L'attendra-t-il encore longtemps, lui qui parle déjà de « refaire sa vie » et de poursuivre son combat en Colombie ?
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