Voilà une procédure de divorce qui s'annonce houleuse... Quelques jours après la demande de divorce pour séparation de corps de fait formulée par Ingrid Betancourt, son mari, sérieusement meurtri, vient d'accorder ce qu'il dit être sa dernière interview à un média.
Dans les colonnes d'un supplément du quotidien espagnol El Mundo, Juan Carlos Lecompte fait une nouvelle fois état de son amertume. Lors de la libération de son épouse par les Farc, le 2 juillet 2008, dénouement pour lequel il avait personnellement oeuvré sans relâche, on l'avait vu très en retrait. Rapidement, l'homme avait confié sa solitude, l'absence totale de gratitude et... d'amour de la part d'Ingrid Betancourt.
"Je me suis senti trahi, vient-il de réitérer. J'ai lutté pour sa liberté et j'attendais une reconnaissance qui n'est pas venue (...) J'en suis resté déconcerté, comme tous les gens qui m'ont vu lutter. Je la reverrai si la vie nous en donne l'occasion, mais je ne rechercherai pas cette rencontre."
Si les ponts sont définitivement coupés entre l'ex-otage des Farc, qui se terre à Paris le temps d'écrire ses mémoires, et Juan Carlos Lecompte, son époux depuis 1997, qui demeure à Bogota, cela ne sera pas aussi évident juridiquement. La séparation de corps de fait avancée par la partie de Mme Betancourt est contestée, comme nous vous l'expliquions précédemment, par les avocats de son mari, lesquels comptent également s'appuyer sur les témoignages à charge de trois co-otages des Farc, faisant état du caractère particulier d'Ingrid Betancourt, mais aussi et surtout de ses "relations sentimentales" avec un autre détenu - le sénateur Luis Eladio Perez.
On attend la parution, le mois prochain, du récit de Clara Rojas pour le prochain épisode...
G.J.
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