Alors qu'elle n'a pas encore officiellement entamé son année sabbatique pour l'écrire, Ingrid Betancourt est déjà en promo pour son futur livre-témoignage. Mieux vaut préparer le terrain dès maintenant vu le "modeste" à-valoir qu'elle a demandé à son éditeur — qu'elle a dû confondre avec le père Noël.
Présente à Mexico vendredi, l'ex-otage des Farc a réitéré son intention de se retirer de la vie publique pour écrire ses mémoires : "Vous n'allez plus me voir pendant un moment, parce que j'ai besoin d'être seule pour écrire et essayer de faire une chose nécessaire, à savoir rendre compte de ce que j'ai vécu", a-t-elle déclaré, en écho à ce qu'elle avait déjà fait savoir au micro de Marc-Olivier Fogiel.
Nouvelle annonce très publique de son futur ermitage, bonjour le paradoxe. D'autant que, un peu plus tard, elle nuance, expliquant qu'elle n'apparaîtra plus en public "que pour soutenir les otages encore détenus dans la jungle colombienne ou dans le reste du monde", selon les observations de l'AFP…
Et, le lendemain soir, rentrée à Paris, elle lançait un appel à la désertion adressé aux guerilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, les exhortant, suivant l'exemple d'Isaza, à "prendre la décision de s'envoler avec plusieurs de (m)es compagnons pour leur rendre la liberté". Un message téléphonique diffusé à Bogota, où les familles des otages avaient organisé une veillée sur la place centrale de la capitale colombienne.
Alors, cette retraite nécessaire : cap' ou… pas cap' ?
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