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INTERVIEW EXCLUSIVE + VIDEO : Jean-Luc Lemoine, heureusement qu'il reste naturel... Sinon, qu'est-ce que ça serait !

Tiens, ça sent le sapin. En règle générale, c'est plutôt mauvais signe... Mais, en l'occurrence, ça fleure bon la rigolade, car le génialement imprévisible Jean-Luc Lemoine, tout tapissé de petits sapins odorants dits Arbres Magiques, débarque. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en matière de piquant, l'arbre star de Noël n'a plus qu'à faire profil bas, car il a trouvé son maître.

Celui que beaucoup connaissent pour les traits mordants de son Médiateur (Cela ne vous dit rien ? Cliquez ici !), ou pour ses chroniques pince-sans-rire chez Ruquier, qui sévissait il y a encore peu sur les plateaux télé (et devrait y revenir), a accepté de nous rencontrer pour nous parler de la sortie en DVD de son troisième one-man show, Jean-Luc Lemoine au naturel, qui triomphe depuis plus de deux ans déjà. Après avoir joué les Prolongations (son premier spectacle), avoir été inquiétant (Jean-Luc Lemoine est inquiétant, le deuxième), Jean-Luc Lemoine s'explique sur ce que cache ce naturel. Un cocktail explosif entre stand up et sketches de situation, le tout mélangé avec une fine plume et servi avec un verbe acéré — augmenté d'un bon zest d'irrévérence. L'auteur plébiscité du Sens du ludique et d'Amour et chipolatas, jamais avare d'un bon mot, d'une bonne vanne qui s'incruste dans la conversation, nous a également confié qu'il avait achevé l'écriture d'une nouvelle pièce, Témoin de mariage, qu'il espère monter prochainement. Après une incursion du côté du cinéma, puisqu'il vient de livrer la première version du scénario d'une comédie que lui a commandée Pathé ! Sans blague !

En attendant, après plus de 200 dates à Paris et en tournée, on peut retrouver l'humour atypique et le cynisme bien habillé de ce roi des fausses pistes et du hors piste à volonté : Jean-Luc Lemoine au naturel, dont la captation a été réalisée au théâtre de la Renaissance, est en vente depuis le début du mois (l'humoriste sera à la FNAC Montparnasse le 17 décembre à partir de 17h30 pour une séance de dédicaces), et s'impose comme un cadeau qui risque de faire quelques copeaux (de rires) au pied du sapin.

 

Purepeople : Jean-Luc Lemoine au naturel : le produit correspond-il à l'emballage ?
Jean-Luc Lemoine : Oui, parce que au naturel, c'était par rapport à la vision que pouvaient avoir les gens de moi à la télévision. Déjà, c'est du live. Parce qu'il y a des gens qui disent : "ah, vous avez l'air plus petit à la télé". Mais c'est souvent parce que les gens ont une petite télé. (Rires). Dans une émission de télé, je suis au service d'un programme ; là, je parle des choses qui me taraudent, qui m'intéressent vraiment. En télé, j'ai beaucoup travaillé sur l'instant, et là j'ai vraiment envie d'aller vers choses universelles, qui ne se périment pas. J'ai pas l'impression d'avoir fait le tour de l'être humain. Dans mes personnages, je joue souvent des petits salauds du quotidien, c'est pour cela que ça peut paraître cynique, parce que je les joue au premier degré, et j'ai beaucoup d'affection pour ces personnages : les petits salauds du quotidien, c'est souvent moi que je décris en premier.
Maintenant, au naturel, est-ce que je parle de ma vie ? Pas complètement, je pars parfois de faits de ma vie, et j'extrapole, parce que je me dis que ca serait très prétentieux de croire que si je racontais vraiment ma vie j'intéresserais tout le monde. J'essaye de toucher le plus de monde possible. Souvent, les gens se reconnaissent dans les thèmes évoqués.

 

PP : En termes de style, c'est quelque chose qui vous ressemble plus ?
J-L L : Oui, c'est ça. Honnêtement, par rapport à un niveau personnel, c'est ce qui me ressemble le plus. En termes d'humour, ce qui me ressemble le plus dans ce que j'ai fait à la télé, c'est le Médiateur. Maintenant là, sur scène, c'est nettement plus perso, c'est ma petite entreprise.

 

PP : On sent un peu la culture pubarde (il a une maîtrise de pub) au niveau du titre : Jean-Luc Lemoine au naturel, c'est un peu le thon au naturel, non ? (Rires) Y'a-t-il une corrélation ?
J-L L : (Rires) Non, très franchement, c'est vrai que j'ai fait des études de pub avant, mais j'ai toujours été très très nul pour les titres, j'ai toujours trouvé des titres abscons, et là, l'idée, c'était d'arriver à quelque chose de très simple. Par exemple, Jean-Luc Lemoine est inquiétant, j'adore, mais c'était pas exceptionnel — commercialement. Simplement parce que les gens qui sortent du boulot et vont voir un spectacle n'ont pas envie d'être inquiétés, ils ont envie d'être rassurés avant d'entrer dans une salle. Par contre, une fois qu'ils sont dans la salle, ils sont très contents qu'on les emmène sur des terrains qui sont moins balisés que d'autres. Donc là, l'idée, c'était de faire une affiche lumineuse, bien blanche, et un titre assez simple parce que je pensais pas que le titre allait ramener des gens...

 

PP : C'est une évolution amusante en sens inverse : d'abord les Prolongations, puis "est inquiétant", et maintenant… au naturel !
J-L L : Prolongations c'était un clin d'œil, c'était mon premier one-man show je trouvais ça très rigolo... et très malhonnête : parce que sur l'affiche j'avais marqué en gros "prolongations", donc les gens pensaient que ça marchait ! Sur celui-là, ça a été plus facile de donner envie aux gens de venir. Donc je suis revenu à quelque chose de plus sobre, de plus universel. Il faut toujours faire très attention : l'humour, c'est un art vraiment populaire, c'est très noble, et il faut que ça touche tout le monde. Je n'ai pas envie de faire de l'humour pour une élite, j'ai envie de toucher tout le monde. Après, chacun fait son marché dans le spectacle, et le plus beau compliment, c'est quand des gens disent : "Mon sketch préféré, c'est celui-là". En général, c'est jamais le même pour les différentes personnes qui l'ont vu. C'est pas genre je veux ratisser large pour ratisser large, au contraire, je n'ai pas envie d'exclure des gens et de les laisser au bord du chemin. Le premier spectacle était plus noir, plus cynique, certains l'adoraient, d'tres étaient hermétiques ; ce spectacle-ci a mieux voyagé.

 

PP : Pourtant, on ne sait jamais à quoi s'attendre, avec vous…

J-L L : Moi, ce que j'aime, c'est les fausses pistes. C'est une base de mon écriture : emmener les gens quelque part, et d'un seul coup, changer l'angle de vision. J'adore quand il y a un moment de flottement dans le public, comme, dans le spectacle, quand on ne sait pas pourquoi y a un jeune mec qui est un petit peu gêné parce qu'il est en train de ranger des biscuits dans un supermarché, et on s'aperçoit qu'il est bac +5 et ça devient un problème pour lui, ça devient handicapant, il n'est pas à sa place. Ou faire un truc un petit peu soft, et, d'un seul coup, sortir un mot qui détonne. Le plus difficile, c'est de trouver l'angle des sketches : j'ai pas envie de faire un spectacle tiède, j'essaye de donner des clés pour ne pas perdre les gens en chemin et les habituer progressivement à des choses de plus en plus bizarres. Par exemple, j'ai un sketch sur un psychopathe qui trouve l'amour, si je le mettais au début, ce serait plus délicat.

 

PP : Le début du spectacle est très audacieux ! Commencer avec la salle allumée, en faisant venir un spectateur sur scène, d'entrée de jeu…

J-L L : J'ai une passion pour tout ce qui touche à l'humour. Je n'ai pas la prétention d'inventer de nouvelles choses, mais j'essaye de trouver des angles d'attaque qui n'ont pas été utilisés. Faire monter des gens sur scène, ça s'est déjà fait mille fois. Mais pas aussi tôt dans un spectacle. C'est très casse-gueule ! Si ça se passe mal avec la personne qu'on fait monter sur scène, c'est comme un avion, si vous vous plantez au décollage, ben... après y a plus qu'à compter les morts ! Mais là il y a un challenge : aller prendre les gens à la gorge, créer un climat d'insécurité dès le départ, pour que les gens, pendant tout le spectacle, se disent "ça peut me tomber dessus à n'importe quel moment". Et, surtout, les surprendre. Il y a une mise en danger pour le public, mais il y a une grosse mise en danger pour moi aussi.

 

PP : Jean-Luc Lemoine est vraiment inquiétant, donc...
JL-L : Euh, oui ! Là, c'est Jean-Luc Lemoine est inconscient !

 

PP : En parlant de trucs inquiétants et bizarres, qu'est-ce que c'est que cette histoire de sapin ? L'Arbre Magique de l'affiche, ça vient d'où ?!
J-L L : (Rires) Je déteste me voir en photo, à la télé, et j'avais pas envie de faire une photo où j'aie l'air de me la raconter, donc il fallait un truc qui détone : le mec qui pose comme ça avec le petit pendentif, un peu décalé, ça désamorçait le truc, et, mine de rien, ça attire bien l'œil. (Rires). C'est bizarre, parce que ma perception des sapins a changé, vu que j'ai vécu plus de deux ans avec eux. Déjà, je me suis rendu compte que ça se vendait, c'est de la folie, et c'est le genre d'objets qui sont entre le kitsch et le culte. Dans chaque spectacle, je distribue au moins un sapin au cobaye du soir, et ça m'est déjà arrivé de signer des sapins pour la Saint-Valentin. C'est un clin d'œil : j'aime cette limite entre le branché, le pas branché, le branché-ringard. Merci l'Arbre Magique. J'ai même eu des prototypes, notamment le sapin Aquafresh.

 

PP : Vous l'avez testé ?
J-L L : Un jour, ça a un peu dégénéré, parce que le sapin est très sympa... si tu ne le sors pas du blister. Si tu le sors du blister, c'est l'horreur. On a passé une soirée à se badigeonner de sapin, c'est pas terrible...

 

PP : En même temps, quand ça sent le sapin, c'est pas bon signe, sauf en cette période de Noël.
J-L L : Ah oui, je n'y avais pas pensé, mais c'est le DVD de Noël. J'espère que les gens auront la lucidité de le reconnaître.

 

PP : Avec un petit bolduc pour le pendre aux branches ?
J-L L : S'il le faut, j'suis prêt à rajouter une petite attache, et je viendrai personnellement l'accrocher !

 

Propos recueillis par Guillaume Joffroy.

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