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Isabelle Adjani se livre : "Quinze ans d'analyse... ma mère a été obligée d'abandonner deux enfants en Allemagne..."

Alors que sort aujourd'hui sur tous nos écrans sa très attendue Journée de la Jupe (voir la bande-annonce), de Jean-Paul Lilienfeld, après son triomphe la semaine dernière lors de sa diffusion sur Arte, Isabelle Adjani s'est livrée comme rarement dans les pages de Télérama.

Une longue interview, forte et intime, dans laquelle la comédienne française de 53 ans revient sur son enfance, son rapport particulier à ses parents, son âme tourmentée, sa superbe carrière carrière et les rencontres qui l'ont jalonnée. Extraits.

"Mes parents, que j'adorais, voulaient se construire un monde neuf, ils n'étaient pas dans la nostalgie. Mon père, kabyle, s'était engagé dans l'armée française à 16 ans, et c'est en remontant d'Italie jusqu'en Bavière à la fin de la seconde guerre mondiale qu'il rencontre et séduit ma mère, qui abandonne pour lui ses deux jeunes enfants. Par passion. Peut-être mon père l'aurait-il tuée si elle ne l'avait pas fait. L'allemand fut ma langue maternelle jusqu'à la préadolescence. Après, j'ai obligé ma mère à parler français, je voulais être comme les autres...
Sans la joie de vivre de ma mère, je n'aurais pas pu faire ce métier ; elle incarnait aussi mon imaginaire romantique, la Bavière, où nous allions en vacances, les châteaux de Louis II, Goethe... et son amour fou pour cet homme si secret, si violent qu'était mon père. Il avait voulu être médecin, adorait la littérature, parlait un français admirable, et s'était retrouvé garagiste en banlieue. Malheureux, fermé sur lui-même"
.

Est-ce que son rapport à son père a beaucoup influencé sa vie ? "Quinze ans, déjà, d'analyse derrière moi ! Accepter mon image aussi, mon corps, n'a pas été facile. Il n'y avait pas de miroir en pied à la maison, et dès que je restais dix minutes dans la salle de bains mon père criait : "Tu salis la glace!""

En 1969, à 14 ans, Isabelle fait ses premiers pas au cinéma dans Le Petit Bougnat. Tout s'est ensuite enchaîné très rapidement : "Après, j'ai essayé et raté en douce le Conservatoire. Je commençais à avoir une vraie tension en moi. Robert Hossein m'a proposé de venir jouer à Reims tout en continuant à aller au lycée le matin, mes parents ont accepté. J'étais bonne élève, sérieuse. Tout est allé très vite, "L'école des femmes" et "Ondine" à la Comédie-Française en 1973, "L'Histoire d'Adèle H.", avec François Truffaut, en 1975..."

Comment gérer une telle starification si jeune ? "C'est une calamité quand on est à peine sortie de chez soi ! (...) Il m'a fallu un jour décider d'être belle parce qu'on ne m'a jamais dit que je pouvais être jolie. Mon rapport au corps aussi, mon puritanisme m'ont joué de sales tours. J'ai refusé "Cet obscur objet du désir", de Luis Bunuel, à cause des scènes de nu, et je n'ai accepté - au bout d'un an ! - "L'été meurtrier" que parce que Jean Becker allait engager quelqu'un d'autre".

Et concernant ses grande fêlures ? "Je viens d'une culture où même être photographié est mal, considéré comme obscène... Composer avec tout ça, et des histoires d'amour difficiles, des rumeurs abjectes, m'a conduite à de longs mois de dépression où je ne pouvais faire autre chose que rester couchée dans mon lit. Je pensais alors qu'on pouvait mourir de chagrin, de ces chagrins liés à l'abandon, à la trahison ou, au contraire, à un amour fou et aliénant, comme celui que nous avons vécu avec Daniel-Day Lewis (son compagnon de 1988 à 1995, ndlr), le père de Gabriel-Kane (son fils âgé de 13 ans, ndlr), un acteur qui s'implique tant dans un rôle que la vie réelle lui devient impossible, qu'il se met à redouter alors d'avoir à travailler, qu'il rêve continuellement d'arrêter ce métier que pourtant il vénère... Je comprends ça. J'aimais même cette idée d'acteurs faits pour jouer et qui décident de ne plus jouer. J'en ai refusé des films ! "De quoi faire un festival !", se lamentait mon agent américain. "Rendez-vous", de Téchiné, "Loulou", de Pialat, "Cyrano de Bergerac", de Rappeneau..."

Son retour au premier plan aujourd'hui annonce-t-il une visibilité plus grande pour l'avenir ? "J'avais décidé de moins travailler à la naissance de Gabriel-Kane. Aujourd'hui, il veut rejoindre son père en Irlande, en pleine campagne. Ça m'a rappelé bien des circonstances de ma vie. Il me fait peut-être le cadeau de me laisser libre de me remettre au travail. Le temps a passé. Les jeunes générations ne savent pas qui je suis. Mais je suis contente qu'on ne me reconnaisse plus".

La Journée de la Jupe, de Jean-Paul Lilienfeld, avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès et Yann Collette. Actuellement en salles.

Adam Ikx

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