La 66e Mostra de Venise, qui s'est ouverte le 2 septembre et se tiendra jusqu'au 12 septembre dans la Cité des Doges, a déjà proposé un important défilé de stars internationales, mais hier, le premier film français de la sélection était projeté !
En effet, après être passé avec sa compagne Sophie Marceau au Festival d'Angoulême pour y présenter L' homme de chevet, Christophe Lambert était hier seul à Venise pour la projection de White Material, de Claire Denis, pour lequel il partage l'affiche avec Isabelle Huppert et Nicolas Duvauchelle.
La présidente du jury du dernier Festival de Cannes et le héros d'Highlander étaient donc présents pour entourer et soutenir la talentueuse réalisatrice, qui signe ici son 21e film, après des oeuvres aussi réussies que J'ai pas sommeil, Beau travail ou Trouble Every Day.
L'équipe du film - que ce soit en mode décontracté lors du photocall précédant la conférence de presse, ou en tenues plus glamour lors de l'avant-première officielle - a électrisé le tapis rouge de l'événement cinématographique transalpin.
L'histoire de ce nouveau film ? Dans un pays d'Afrique, pendant une période troublée par une rébellion. Dans une province agricole dont un des chefs rebelles est issu, Maria, une femme blanche, farouche et brave, refuse de renoncer à sa récolte de café, refuse de voir le danger qu'elle fait courir à sa famille. Pour elle, baisser les bras c'est faire preuve de mollesse, de lâcheté. Dans cette plantation qui a déjà fait vivre trois générations de Blancs, André, son ex-mari, et le père de leur grand ado de fils, redoute l'aveuglement, l'entêtement et l'orgeuil de Maria. Il décide d'organiser sans qu'elle le sache la fuite de la famille, le rapatriement de tous vers la France. André ne croit plus à la valeur du café. Il s'est remarié avec une jeune femme africaine, ils ont eu un fils et pour eux, il est prêt à tout. Y compris trahir Maria en remettant son destin dans les mains du maire du village voisin avec qui il se croit ami, sans comprendre, sans même s'imaginer que le maire est partie prenante du conflit, qu'il s'oppose aux rebelles, et qu'il a autre chose à faire que de sauver cette pauvre famille de Blancs à la dérive, si incroyablement coupée de la réalité du pays. Ni Maria ni André ne se doutent que chez eux, dans la plantation même, se cache l'officier rebelle dont la tête est mise à prix.
Dans l'épaisse forêt qui s'étend au-delà de la route et qui clôt le territoire, une petite bande d'enfants soldats est embusquée, survit de rapines.
Un film qui a été projeté hier à Venise, et que nous découvrirons dans quelques mois dans toutes nos salles obscures.
Adam Ikx
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