Les singles se suivent et se ressemblent... par leur efficacité, pour James Morrison. Le rockeur-crooner britannique de 25 ans a signé en fin d'année dernière un retour remarqué synonyme de consécration : après un premier album (Undiscovered, 2006) largement salué qui a permis de découvrir son univers sentimentalo-"blue eyed" et sa voix voilée, Songs for you, Truths for me, son second opus, a achevé d'imposer sa griffe.
Après le succès des singles You make it real, Broken Strings (un duo avec Nelly Furtado qui passe en boucle sur les ondes) et Please don't stop the rain (agrémenté d'un clip qui fait pleurer les yeux et le ciel), l'artiste dévoile en Europe un quatrième extrait, qui avait déjà été proposé il y a quelques mois aux Etats-Unis.
Nothing ever hurt like you, dès son titre, s'affirme comme du pur Morrison dans le texte - sentimental et larmoyant :
"I was naïve and wide-eyed/But you made me see/That you don't get to taste the honey without the sting of the bee/No you don't
Oh yes you stung me good/Oh yeah you dug in deep/But I take it, I take it, I take it till I'm down on my knees, on my knees
I got my hands up to take your aim/Yeah I'm ready/There aint nothing that I won't do/Walk a thousand miles on broken glass/It won't stop me/From make my way back to you."
Au-delà de cette facture un peu attendue (on commence à connaître les états d'âme du garçon), voilà un morceau qui, musicalement, fait son effet : avec ses couplets qui semblent inspirés par l'incontournable A Girl like you d'Edwyn Collins (rythmique et ligne de basses à l'appui) et un refrain comme emprunté au Across 110th Street (un des hits de la B.O. de Jackie Brown) du roi de la soul et du funk Bobby Womack, il y a fort à parier que cette chanson vous trottera dans la tête un moment...
Guillaume Joffroy
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