Après lui avoir fait jouer du théâtre par bribes dans L'Amour par terre (1983) et l'avoir faite femme et modèle d'un peintre dans La Belle Noiseuse (1991), le cinéaste Jacques Rivette dirige Jane Birkin pour la troisième fois en trois décennies, la transportant une fois encore dans un univers artistique atypique.
Avec son titre panoramique et... "diaporamique", 36 Vues du Pic Saint Loup, que la comédienne est présentement venue défendre avec presque autant de ferveur qu'elle en met à soutenir la Birmane Aung San Suu Kyi (ce dont son pin's atteste également) persécutée par la junte dans son pays, entraîne Jane dans les arts du cirque, puisqu'elle y incarne une femme qui reprend les rênes d'un cirque à la mort de son père, quinze ans après être partie. D'où, peut-être, sa tenue "ordinaire" lors de son apparition pour la séance photo : top lambda, pantalon mi-Gavroche, mi-rando et gros croquenots ! Ce soir, peut-être fera-t-elle un effort particulier pour la projection...
Ce film franco-italien (le premier de Jacques Rivette depuis Ne touchez pas à la hache dans lequel il dirigeait Guillaume Depardieu), qui emprunte son titre au fameux massif héraultais, actuellement présenté dans le cadre de la 66e Mostra de Venise, met également à contribution Sergio Castellitto : lauréat de deux Nastri d'Argento pour ses rôles dans La Grande Citrouille (Archibugi) et Marchands de rêves (Tornatore), le comédien italien, qui a plus récemment fait sensation dans la peau du belliqueux roi Miraz des Chroniques de Narnia : Le Prince Caspian, a suivi Jane Birkin dans sa nouvelle aventure.
Mais, des deux, c'est lui qui a le plus... fait son cirque sur le tapis rouge vénitien ! Un vrai clown !
G.J.
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