Actrice engagée, Jane Birkin est montée une nouvelle fois au créneau pour défendre la cause de Aung San Suu Kyi, secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie et opposante à la dictature de son pays, la Birmanie. Mardi 11 août, la comédienne anglaise a manifesté auprès d'une cinquantaine de personnes près de l'ambassade birmane à Paris, rue de Courcelles.
Certains des manifestants portaient des masques à l'effigie de cette personnalité politique qui vient d'être condamnée à dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence. Cette nouvelle condamnation l'empêche de participer aux élections nationales prévues l'an prochain, visiblement une nouvelle tentative de la part du pouvoir en place pour écarter Aung San Suu Kyi de la gouvernance du pays.
Jane Birkin ne cesse de montrer son soutien envers cette femme âgée de 64 ans qui lutte pour la démocratie birmane depuis la fin des années 80. L'an dernier, Jane avait dénoncé la junte birmane et la détention abusive de la lauréate du Nobel de la paix 1991 sur le parvis des Droits de l'Homme avec Yamina Benguigui et Tina Kieffer.
Le discours de l'actrice est clair : "Ce verdict est déguelasse. La junte birmane lui ferme la bouche et l'enferme pour être tranquille." Elle appelle à la libération immédiate et sans condition de Aung San Suu Kyi et invite la communauté internationale au boycott absolu et réclame le départ de la société pétrolière Total qui exploite les richesses en Birmanie.
Bien qu'elle soit profondément en colère, elle a reconnu et félicité les actions de différentes personnalités mondiales qui ont manifesté leur colère, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en France. Au mois de mai, Carla Bruni avait adressé une lettre ouverte au gouvernement birman pour la libération de Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis treize ans. Hier, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a réclamé de nouvelles sanctions à l'encontre de la Birmanie, un discours tenu de manière générale par l'Union européenne. L'Europe a en effet annoncé qu'elle répondrait aux décisions de la junte birmane par de nouvelles mesures qui renforceront celles qui sont déjà mises en place, mais seront ciblées pour épargner le plus possible la population.
En tournage il y a peu pour le film Thelma, Louise et Chantal, Jane Birkin nous avait accordé un entretien exclusif et passionné quant au cinéma. Toutefois, à voir son engagement contre ce manifeste bafouement de la démocratie, elle est autant habitée par l'art que par les grandes causes de ce monde.
SY
Certains des manifestants portaient des masques à l'effigie de cette personnalité politique qui vient d'être condamnée à dix-huit mois supplémentaires d'assignation à résidence. Cette nouvelle condamnation l'empêche de participer aux élections nationales prévues l'an prochain, visiblement une nouvelle tentative de la part du pouvoir en place pour écarter Aung San Suu Kyi de la gouvernance du pays.
Jane Birkin ne cesse de montrer son soutien envers cette femme âgée de 64 ans qui lutte pour la démocratie birmane depuis la fin des années 80. L'an dernier, Jane avait dénoncé la junte birmane et la détention abusive de la lauréate du Nobel de la paix 1991 sur le parvis des Droits de l'Homme avec Yamina Benguigui et Tina Kieffer.
Le discours de l'actrice est clair : "Ce verdict est déguelasse. La junte birmane lui ferme la bouche et l'enferme pour être tranquille." Elle appelle à la libération immédiate et sans condition de Aung San Suu Kyi et invite la communauté internationale au boycott absolu et réclame le départ de la société pétrolière Total qui exploite les richesses en Birmanie.
Bien qu'elle soit profondément en colère, elle a reconnu et félicité les actions de différentes personnalités mondiales qui ont manifesté leur colère, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en France. Au mois de mai, Carla Bruni avait adressé une lettre ouverte au gouvernement birman pour la libération de Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis treize ans. Hier, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a réclamé de nouvelles sanctions à l'encontre de la Birmanie, un discours tenu de manière générale par l'Union européenne. L'Europe a en effet annoncé qu'elle répondrait aux décisions de la junte birmane par de nouvelles mesures qui renforceront celles qui sont déjà mises en place, mais seront ciblées pour épargner le plus possible la population.
En tournage il y a peu pour le film Thelma, Louise et Chantal, Jane Birkin nous avait accordé un entretien exclusif et passionné quant au cinéma. Toutefois, à voir son engagement contre ce manifeste bafouement de la démocratie, elle est autant habitée par l'art que par les grandes causes de ce monde.
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